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TROIS NOMS, TROIS PLAIES OUVERTES DU CPT : LOUIS GÉRALD GILLES, SMITH AUGUSTIN ET EMMANUEL VERTILAIRE, LE TRIO DU SCANDALE BNC CONTRE L’ULCC.

Dans cette transition politique déjà transformée en hôpital de campagne, fractures morales ouvertes, traumatismes institutionnels suppurants, et hémorragies démocratiques en jet continu, trois conseillers présidentiels auraient remporté, haut la main, le prix Nobel haïtien du scandale recyclable et du déshonneur en série. Il s’agit de Louis Gérald GILLES, Smith AUGUSTIN et Emmanuel VERTILAIRE. Et pour célébrer leur médaille de platine, gravée à l’acide, ils auraient trouvé le projet du siècle afin de décapiter l’ULCC avant qu’elle ne les décapite moralement.

Par Amos CINCIR

À quelques semaines du gigantesque bal masqué du 7 février 2026, ces trois « vaillants mousquetaires et serviteurs de la République », cités dans le rapport de l’Unité de Lutte contre la Corruption-ULCC sur l’affaire explosive du scandale de la Banque nationale de Crédit-BNC, auraient décidé de régler le problème à la racine. Il ne veut pas nettoyer la plaie… mais casser le thermomètre, brûler l’hôpital, et enterrer les cendres. Ils se seraient donc rassemblés comme trois astronautes sans oxygène perdus dans une galaxie de confusion, déterminés à se débarrasser du directeur général de l’ULCC, Hans JOSEPH, coupable d’un crime abominable pour avoir fait son travail.

Le lundi 15 décembre 2025 restera peut-être dans les archives comme un chef-d’œuvre de gouvernance inversée, une chorégraphie de l’absurde à l’état pur où le feu ravage la maison, et les pompiers présumés arrosent l’incendie… avec des barils d’essence super plombée. Car selon des sources concordantes, le plan aurait été simple : « Remplaçons celui qui enquête, et la vérité se taira. » Rien que ça. Une stratégie nucléaire d’auto-sauvetage politique.

Mais voilà, l’actuel président tournant du CPT a finalement bloqué la tentative, comme un dernier hoquet d’oxygène institutionnel avant l’arrêt cardiaque total. Les nominations ont été retirées de l’ordre du jour du Conseil des ministres du jeudi 18 décembre 2025. Traduction politique : « Pas aujourd’hui, messieurs. Retournez à votre bunker. »

Et dans la rue, dans les radios, sur les réseaux, dans les taxis, sur les trottoirs, dans les marchés, chez les universitaires, les commerçants, les coiffeuses, les chauffeurs, dans la diaspora comme dans les ghettos, une conclusion circule : « On dirait que certains ne veulent pas rendre des comptes. »

Par ricochet, l’affaire ULCC/BNC est devenue le miroir le plus brutal, le plus humiliant et le plus révélateur de cette transition composée d’un conseil de neuf membres censés porter la nation,

sans cap clair, sans vision, sans autorité morale collective, sans cohérence stratégique, englué dans des luttes d’influence, secoué par des accusations, fissuré par les ambitions individuelles, et désormais piégé dans sa propre confusion théâtrale.

Pour beaucoup d’observateurs, l’épisode ULCC révèle trois vérités essentielles et terrifiantes. La première vérité révèle que l’État haïtien n’a pas de colonne vertébrale. Quand un mécanisme anticorruption fonctionne, on veut le démonter.

Quand une enquête avance, on veut la tuer. Et quand la loi agit, la politique tente de l’étouffer.

La deuxième vérité, cette transition était une bouée de sauvetage devenue une chaloupe percée. Ce conseil devait stabiliser le pays. Malheureusement, il l’a transformé en une arène sanglante.

Et la troisième vérité montre que la crédibilité politique est devenue monnaie fossile, car les scandales ont gagné la bataille du récit. Et cette tentative avortée contre l’ULCC restera comme un aveu involontaire, gravé dans la pierre et montre

quand on se bat pour faire taire une institution de contrôle… c’est rarement pour la beauté intacte de la démocratie.

Néanmoins, le peuple regarde ce théâtre en ruine et répète :« Hayti se sèl peyi kote, lè yo konnen chat pa vle wè mantèg, yo mete chat siveye mantèg. » Et d’autres ajoutent, avec le réalisme glacial d’un pays qui a trop souffert :« Bandi ak kravat sa yo fè pi mal pase bandi ak zam yo »; « Trois mousquetaires ? Non. Trois extincteurs d’enquêtes »; « Yo vle chase ULCC paske ULCC kenbe yo. »

L’histoire retiendra qu’un rapport anticorruption de l’ULCC a secoué la transition, trois conseillers ont crié au scandale, la population a crié au mensonge, et le Conseil Présidentiel de Transition-CPT a crié : « Pause. » Dans un pays normal, l’enquête avance. En Haïti, l’enquête avance si elle ne dérange personne.

Cette tentative contre l’ULCC ne sera peut-être pas la fin d’un scandale, mais le début du jugement politique de l’Histoire. Car une chose est sûre, le temps finira par fermer les bouches, mais ouvrir les dossiers.

Et comme le répète la rue, avec une lucidité chirurgicale : « Jou peyi a bon, moun sa yo gen kont pou yo rann ak nasyon an. »

Amos CINCIR

Serviteur de l’Empire d’Hayti-Afrique

Ambassadeur du Royaume

19 décembre 2025

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