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RÉVOCATION DU CONSUL D’HAÏTI À SANTIAGO POUR UN HÔTEL CINQ ÉTOILES : EMMANUEL VERTILAIRE, OU LA DIPLOMATIE ÉGORGÉE PAR L’EGO.

Limitless Post Haïti

Le 30 décembre 2025.-

La révocation du Consul Général d’Haïti à Santiago, en République dominicaine, Stephen Junior CHERENFANT, n’est ni une bévue administrative ni une maladresse protocolaire. C’est une exécution institutionnelle, menée à froid, une incision chirurgicale dans le cadavre encore chaud de l’État haïtien. Un État qui ne gouverne plus, mais qui obéit. Un Ètat qui ne régule rien, mais qui s’écrase. Un État qui ne protège plus l’intérêt de la Nation, mais se prostitue aux frustrations privées.

Par Amos CINCIR

Qu’un Consul soit décapité administrativement non pour faute professionnelle avérée, non pour violation de la Convention de Vienne, non pour mise en danger des ressortissants haïtiens, mais pour n’avoir pas offert un hôtel cinq étoiles à l’épouse d’un Conseiller présidentiel inculpé pour corruption, marque un point de rupture civilisationnelle. À cet instant précis, l’État haïtien cesse d’exister. Il se reconfigure en conciergerie politique, financée par l’impôt du peuple.

EMMANUEL VERTILAIRE : DE LA BNC À LA JALOUSIE DIPLOMATIQUE

On croyait voir un acteur politique. Par contre, on découvre un petit gestionnaire de rancunes, un régisseur d’ego blessé, un homme pour qui la diplomatie n’est qu’un appendice de son amour-propre. Un individu publiquement associé à l’un des scandales financiers de corruption les plus emblématiques de la Banque Nationale de Crédit-BNC, se permet aujourd’hui d’exiger une révocation diplomatique pour une affaire de literie, de moquette et de standing hôtelier. Voilà la définition clinique de la capture de l’État par la médiocrité corrompue.

Ici, nous ne sommes plus dans la gouvernance.
Nous sommes dans la vengeance bureaucratique, grimée en acte d’autorité. La diplomatie haïtienne n’est plus régie par le droit international, mais par la loi primitive du ressentiment : « Vous n’avez pas servi ma femme, vous paierez. »

La Convention de Vienne sur le droit consulaire est piétinée. Le droit diplomatique est réduit à un paillasson de palace. L’autorité consulaire est subordonnée au confort conjugal d’un homme moralement disqualifié.

LE CPT : UN POUVOIR DE TRANSITION DEVENU ABATTOIR INSTITUTIONNEL

Cette révocation met à nu la nature réelle de ce pouvoir de transition issu du CARICOM. Un pouvoir sans colonne vertébrale juridique, sans culture de l’État, et surtout sans frontière entre la chose publique et les névroses privées.

Ce Conseil Présidentiel deTransition n’arbitre pas : ll obéit aux caprices personnelles.ll ne protège pas l’institution, néanmoins, il l’exhibe au mépris international. Il ne corrige pas l’abus, mais l’endosse, le paraphe et l’archive.

La lettre du 22 décembre 2025 n’est pas un document administratif. C’est une pièce à conviction. L’aveu écrit que la diplomatie haïtienne est placée sous la tutelle émotionnelle d’Emmanuel VERTILAIRE. Le ministère des Affaires étrangères, sous la direction du chancelier Harvel JEAN-BAPTISTE, est ravalé au rang de service après-vente du caprice politique.

SANTIAGO : LE CONSULAT TRANSFORMÉ EN SCÈNE D’HUMILIATION NATIONALE

Pendant que la République dominicaine déploie une stratégie géopolitique cohérente en militarisation frontalière, en contrôle migratoire, en négociations structurées avec Washington, et une projection régionale assumée, Haïti répond par quoi ?Par un consulat désossé, instrumentalisé, puis sacrifié sur l’autel d’un hôtel cinq étoiles.

Le message envoyé au monde est brutal, obscène, définitif, puisque la protection des Haïtiens est accessoire ; la compétence est optionnelle ; la souveraineté est négociable et l’ego des puissants est prioritaire.

Le Consulat d’Haiti à Santiago n’est plus une représentation diplomatique. C’est un cabaret d’amateurisme étatique, où Haïti joue sa propre extinction, acte après acte.

Lorsqu’un État accepte qu’un inculpé dicte des révocations, que l’argent public finance des caprices privés, et que la diplomatie soit publiquement piétinée sans réaction institutionnelle, il renonce à sa souveraineté.
Il devient une coquille vide, gouvernée par l’humeur, non par la règle ; par l’impulsion, non par le droit.

La révocation du consul d’Haiti à Santiago n’est pas un scandale de plus. C’est un crime politique contre la crédibilité internationale d’Haïti. Un signal clair envoyé aux chancelleries étrangères en montrant clairement qu’ici, la loi ne protège rien, la fonction ne vaut rien, et l’État ne tient plus.

QUAND VERTILAIRE RÉVOQUE, L’ÉTAT S’EVAPORE

La question n’est plus *qui commande ? Elle est plus froide, plus tranchante, plus terminale. Que reste-t-il d’Haïti en République dominicaine quand sa diplomatie est liquidée pour un hôtel cinq étoiles exigé par Emmanuel Vertilaire ? Un État qui punit l’indépendance administrative et récompense l’arrogance corrompue se suicide politiquement. Le Consulat d’Haiti à Santiago n’est pas une anomalie.C’est le miroir sanglant, nucléaire, d’un pays gouverné par le caprice et non par le droit.

In fine, il n’y a plus de place pour l’indignation décorative.Il faut un éveil citoyen lucide, organisé et intraitable. Haïti doit imposer une autre diplomatie, fondée sur le droit, la compétence et la dignité, ou accepter sa disparition. De cette rupture radicale, ou de rien, pourra naître une nouvelle Haïti, souveraine, debout, digne et enfin respectable sur la scène internationale.

Amos CINCIR
Serviteur de l’Empire d’Hayti-Afrique
Ambassadeur du Royaume
30 Décembre 2025

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