Par Limitless Post Haïti
À quelques semaines de la rentrée universitaire, le Regroupement des Étudiants Haïtiens (REGREH) tire la sonnette d’alarme et interpelle publiquement l’Agence Nationale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (ANESRS). Dans une lettre ouverte rendue publique le 24 août 2026, l’organisation étudiante demande de la transparence sur le processus d’évaluation des programmes de maîtrise et de doctorat en Haïti.
Port-au-Prince, le 19 septembre 2026.-
Selon le REGREH, l’incertitude qui entoure actuellement plusieurs programmes universitaires inquiète de nombreux étudiants ainsi que leurs familles. L’organisation rappelle qu’en août 2025, les établissements d’enseignement supérieur avaient été invités à soumettre leurs dossiers dans le cadre d’une opération d’évaluation des programmes de deuxième et troisième cycles. Pourtant, malgré les annonces faites depuis lors concernant l’habilitation de certaines institutions à offrir des formations doctorales, de nombreuses interrogations demeurent sans réponse.
Au cœur des préoccupations des étudiants se trouve le flou qui entoure actuellement l’évaluation des programmes de maîtrise et de doctorat. Le 12 août 2025, les universités ont été invitées à soumettre leurs dossiers à l’ANESRS. Quelques jours plus tard, l’annonce selon laquelle seules quatre institutions étaient autorisées à offrir des programmes de doctorat a suscité de nombreuses interrogations. Les étudiants cherchent aujourd’hui à comprendre ce qui a conduit à cette décision. Ces universités avaient-elles déjà été évaluées ?
Si oui, quand et sur quelle base ? Les conclusions de ces évaluations existent-elles et sont-elles accessibles au public ? Le REGREH s’interroge également sur le sort des dossiers déposés par les autres établissements. Combien d’universités ont reçu une réponse ? Combien sont encore en attente ? Plus largement, quelle est aujourd’hui la liste officielle des programmes de maîtrise et de doctorat reconnus en Haïti ? À l’approche de la rentrée universitaire, les étudiants estiment qu’ils ont besoin de réponses claires pour pouvoir envisager sereinement la suite de leur parcours.
Pour le REGREH, ces inquiétudes dépassent le simple cadre administratif. Derrière les procédures universitaires se trouvent des milliers d’étudiants qui investissent du temps, des ressources financières et parfois plusieurs années de leur vie dans la poursuite d’un diplôme. L’organisation rappelle que de nombreuses familles consentent d’importants sacrifices pour financer les études de leurs enfants dans un contexte économique déjà difficile.
« Nous ne pouvons pas entrer dans une nouvelle année académique sans connaître clairement le statut des programmes dans lesquels nous sommes inscrits », résume en substance la démarche du regroupement étudiant. Cette demande traduit avant tout le besoin d’évoluer dans un environnement universitaire où l’information circule clairement, permettant à chacun de prendre des décisions éclairées pour son avenir académique.
Le REGREH souligne par ailleurs qu’il ne défend aucune institution universitaire particulière. Son intervention vise avant tout à protéger les intérêts des étudiants et à renforcer la confiance dans le système d’enseignement supérieur. Aux yeux de l’organisation, le rôle de l’ANESRS ne doit pas seulement se limiter à l’exercice du contrôle et de la régulation. Il doit également s’accompagner d’une communication claire susceptible de rassurer les principaux concernés.
À l’approche de la rentrée, le regroupement demande donc la publication d’informations précises sur les évaluations déjà réalisées, les dossiers encore à l’étude ainsi que la liste actualisée des programmes de maîtrise et de doctorat officiellement habilités dans le pays. Pour ces étudiants, cette transparence constitue aujourd’hui une condition non negotiable à la crédibilité du système universitaire national.
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