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CPT SA : RANÇONS D’ÉTAT, IMMUNITÉ À VIE ET RETRAITE DORÉE, LE CONSEIL D’ADMINISTRATION DU CHAOS….

En Haïti, on ne parle plus de transition politique. On parle de liquidation pénale anticipée. À l’approche du 7 février 2026, les neuf conseillers présidents corrompus, indignes, sans vision et sans colonne vertébrale du Conseil Présidentiel de Transition-CPT (Smith AUGUSTIN, Louis Gérald GILLES, EmmanuelVERTILAIRE, Leslie VOLTAIRE, Fritz Alphonse JEAN, Régine ABRAHAM, Edgard LEBLANC Fils. Frinel JOSEPH et Laurent SAINT-CYR ), soudain pris d’une ferveur juridique tardive, dégainent des textes qui ressemblent moins à des lois qu’à des gilets pare-balles constitutionnels.

Par Amos CINCIR

Le message est limpide et clair que l’État peut sombrer, mais eux doivent flotter.

À travers ce plan macabre on peut lire les articles suivants : L’article 4 du projet de Décret sur la Haute Cour de Justice stipule que les grands commis de l’État ne peuvent être poursuivis que devant cette juridiction spéciale pour les crimes et délits commis dans l’exercice de leurs fonctions. Cela sous-entend qu’on ne se juge qu’entre soi. Le cercle est fermé. La clé est jetée dans la mer.

Dans l’article 11 du Décret, il est stipulé que les rapports des institutions de lutte contre la corruption et le blanchiment de capitaux comme l’Unité de Lutte contre la Corruption-ULCC, même accablants, doivent d’abord être validés par un Conseil d’administration, puis soumis au Conseil des ministres. Autrement dit, le suspect valide l’acte d’accusation avant qu’il n’existe. La corruption ne disparaît pas ; elle est administrativement blanchie.

LA RETRAITE DORÉE : QUAND L’ÉTAT IMITE LES RANÇONS

Comme si l’immunité ne suffisait pas, des révélations médiatiques font état de primes de départ oscillant entre 500 000 et 600 000 dollars américains pour les neufs conseillers présidentiels de pacotille.

Des montants si vertigineux qu’ils rappellent, par leur logique et leur froideur, les rançons exigées par les gangs armés pour libérer leurs captifs. Ce n’est plus une comparaison. C’est une méthode.

LES CHIFFRES QUI INSULTENT LA MISÈRE

Selon l’Article 4 (arrêté modificatif), les Secrétaires Généraux de la Présidence, de la Primature et du Conseil des ministres recevraient 2 500 000 gourdes d’indemnité de séparation, une exonération douanière pour un véhicule personnel, deux agents de sécurité pris en charge par l’État pendant six mois.

Dana l’Article 5.1., les Directeurs Généraux et Directeurs Généraux Adjoints percevraient 1 700 000 gourdes.

Et dans l’Article 2, ils ont fait mention de la Création d’un «Secrétariat» à durée indéterminée pour toute personne ayant occupé la fonction présidentielle ou celle de Chef de Gouvernement, avec sécurité rapprochée, moyens de transport et fonctionnement entièrement à la charge de l’État.

Pendant que l’hôpital manque de gants, l’école publique manque de bancs, la Police Nationale d’Haïti-PNH manque de moyens, le CPT se sert d’abord, se protège ensuite, puis se moralise après.

L’ÉTAT COMME BUTIN PRIVÉ

Ce scandale ne révèle pas seulement une corruption financière. Il révèle une culture de prédation institutionnalisée. Ici, le pouvoir n’est pas un service, c’est un placement. Le mandat n’est pas une mission, c’est un contrat avec clause de sortie luxueuse. L’échec n’est pas sanctionné, il est indemnisé.On ne gouverne plus un pays. On l’exploite, puis on exige une prime de départ pour l’avoir vidé.

LE FAUX COUPABLE ET LE VRAI SYSTÈME

Et pendant ce temps, une partie de la population continue de croire que le premier problème d’Haïti, ce sont les «blancs» ou encore les puissances étrangères. C’est faux. Le premier problème d’Haïti, c’est une élite politique et économique compradore qui a capturé l’État, puis qui crie à l’ingérence étrangère quand on lui demande des comptes.

Le CPT n’est pas une anomalie. Il est le produit logique d’un système sans reddition de comptes, où l’impunité est écrite, chiffrée et signée.

LE CONSEIL D’ADMINISTRATION DE VIV ANSANM VERSION ÉTAT

À ce stade, appelons les choses par leur nom. Ce n’est plus un Conseil présidentiel de Transition, c’est un Conseil d’administration du chaos, où l’on vote des décrets comme on fixe des rançons, où l’on appelle «indemnité» ce que le peuple appelle spoliation.

Ce texte n’appelle ni au lynchage ni à la violence. Il appelle à la responsabilité citoyenne, à la mémoire collective, et à la fin de l’impunité légalisée. Car un pays ne meurt pas seulement sous les balles. Il meurt quand ceux qui l’ont conduit au désastre exigent une retraite dorée et une immunité à vie.

Et ça, dans n’importe quelle République digne de ce nom, c’est un scandale historique.

Amos CINCIR
Serviteur de l’Empire d’Hayti-Afrique
Ambassadeur du Royaume
24 décembre 2025

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