Il y a un lieu à New York qui porte le nom de Consulat Général d’Haïti à New York. Un bâtiment officiel, une façade tricolore, un drapeau, une devise nationale, un prestige diplomatique supposé… et derrière la porte, l’abîme moral.
Ce n’est pas un Consulat, c’est un décor. Une scène. Un plateau de théâtre trempé dans la sueur de la honte où se joue la pièce la plus sinistre de la communauté haïtienne en terre américaine. Le Consulat d’Haïti à New York, selon d’innombrables témoignages réguliers provenant de ressortissants haïtiens, serait devenu une machine à humilier, une usine à piétiner la dignité, un marché de chantage sexuel, un comptoir de maltraitance morale, et un centre de recyclage politique pour militants, maîtresses, amis, cousins, anciens parlementaires, anciens ministres et exilés dorés. Bref. C’est l’incarnation même d’un État qui, au lieu de servir, dévore.
Par Amos CINCIR
THÉÂTRE CONSULAIRE, VERSION FREAK SHOW
Le Consulat devrait être un refuge, un service public, un espace de droit, une voix pour les vulnérables et un lieu de respect pour nos compatriotes à l’étranger. À New York, selon les victimes qui se plaignent depuis quelques temps, il serait tout le contraire. Les ressortissants haïtiens y entrent comme citoyens. Ils en sortent comme objets.
Le personnel consulaire, souvent parachuté par piston politique et sexualisé par connivence, agirait comme s’il détenait un droit de propriété sur la vie, le temps, le corps et la dignité des usagers. Vous avez besoin d’un acte de naissance ?
Préparez votre patience. Vous avez besoin d’un passeport ? Préparez votre humiliation. Vous besoin de documents légaux ? Préparez votre corps (hommes ou femmes). Vous avez besoin de rien du tout ? On saura quand même vous rabaisser.
L’ORDRE MORAL VERSION CONSULAIRE : CHAQUE SERVICE A UN PRIX. PAS TOUJOURS FINANCIER.
Dans cet espace qui devrait incarner la République, les témoignages dénoncent les attitudes méprisantes, l’arrogance institutionnelle, les agressions verbales, les insultes professionnelles, le favoritisme à ciel ouvert, le traitement différencié selon l’apparence, les menaces voilées, l’harcèlement moral et le chantage sexuel
Oui, sexuel. Parce qu’il y a des lieux où l’éthique disparaît. Et il y a des lieux où elle est enterrée vivante.
Au Consulat, les récits évoquent un personnel qui traiterait les femmes selon leur beauté et les hommes selon leur soumission. Un service public ? Non. Mais un club privé avec tarifs, critères, affinités.
LE CERCLE DES PRÉDATEURS, OU LE POUVOIR EN MODE ANIMAL
Le Consulat serait devenu, selon de multiples dénonciations, un territoire où certaines employées seraient approchées, évaluées, courtisées, pressées, sollicitées, parfois menacées, selon le bon vouloir de hiérarchies qui confondent pouvoir administratif et pouvoir sur les corps.
Certaines femmes rapportent qu’on leur a fait comprendre qu’un sourire ouvre des portes, qu’un refus ferme des dossiers, qu’un silence ferme tout. Voilà l’image de la République d’Haïti sur sol américain :un drapeau flottant au-dessus d’un carnaval de prédation.
RABAISSER, HUMILIER, MÉPRISER, LE NOUVEAU SERVICE CONSULAIRE
Le Consulat semble fonctionner sur une philosophie simple, car moins tu respectes les citoyens, plus tu existes. Un Haïtien qui pousse la porte d’une institution haïtienne à l’étranger devrait y trouver dignité,protection, écoute et humanité. Il trouve, trop souvent agressivité, déshumanisation, condescendance et mépris total. Quand l’Haïtien paie pour un service public, il paie deux fois avec son argent et avec sa fierté
UN REFUGE POLITIQUE, PAS UN CONSULAT
Ce Consulat, disent les victimes, n’est pas un service public. C’est un abri pour militants politiques recyclés, un refuge pour amis du pouvoir, un club social pour cousins, belles-sœurs, oncles et relations, un musée d’anciens parlementaires et ex-ministres expatriés, un décor administratif pour carrières privées et un centre de récompenses partisanes, Une plaque diplomatique collée sur un dépôt politique.
MALTRAITANCE STRUCTURELLE D’UN ÉTAT ABSENT
Ce qui se passe au Consulat de New York n’est pas un accident. Ce n’est pas une erreur. Ce n’est pas un cas isolé. C’est la traduction exacte de la gouvernance haïtienne, transposée sur sol étranger.
L’État haïtien ne fonctionne pas. Alors l’État humilie. Il ne sait pas servir, il domine, il ne protège pas et exploite ses ressortissants. La diaspora représente l’avenir économique d’Haïti. Le Consulat représente son passé le plus sombre. Ce contraste n’est pas une coïncidence. C’est un système.
UNE DIPLOMATIE POST-MORTEM
Le Consulat de New York n’est plus un pont. C’est une fracture. Ce n’est plus un service. C’est un traumatisme. Ce n’est plus un drapeau. C’est un avertissement. Si l’État humilie son peuple à l’étranger, c’est qu’il ne lui reste plus rien à préserver. Pas même l’apparence, ni même la honte.
Amos CINCIR
Serviteur de l’Empire d’Hayti-Afrique
Ambassadeur du Royaume
19 Décembre 2025








