Le Consulat d’Haiti à Montréal n’est plus une Représentation Consulaire. C’est un cimetière administratif, un centre d’enfouissement des carrières mortes où l’État haïtien entre en décomposition lente, sous un climat contrôlé, à l’étranger.
Par Amos CINCIR
À Montréal, la République d’Haïti n’est ni représentée ni respectée. Elle est exhibée nue, traînée et dépouillée de toute dignité, puis livrée en pâture à une faune bureaucratique repue, cynique et prédatrice.
Le lieu sert de sanctuaire aux carriéristes politiques recyclés, d’abri pour des anciens ministres à bout de souffle, de centre d’accueil pour des militants parasites en reconversion et de refuge pour des fonctionnaires échoués, tous réunis dans une même mission sacrée en profitant de la vulnérabilité des Haïtiens en détresse. Ici, la misère n’est pas un problème à résoudre, c’est une ressource à exploiter.
LES RESSORTISSANTS HAÏTIENS : DES DOSSIERS QUI SAIGNENT
Des Haïtiens en situation critique, les papiers, les statuts, et survie, franchissent les portes du Consulat avec l’espoir d’une assistance minimale. Néanmoins, ils en ressortent abaissés, humiliés, et dans la plupart des cas harcelés, souvent traités comme des objets administratifs jetables, face à des individus dont la seule expertise consiste à abuser de leur position, manipuler moralement et jouir de l’impunité exportée clé en main depuis Port-au-Prince.
Ce n’est pas un service public. C’est une chasse administrative, où la vulnérabilité fait office de permis de prédation sexuelle.
L’INDUSTRIE DES ACTIVITÉS FICTIVES : LE BUSINESS DU VIDE
Pour masquer la puanteur morale, le Consulat produit à la chaîne des activités dites « communautaires », « culturelles » ou « institutionnelles ». Des événements-bulles, gonflés à la communication creuse, montés sans vision, sans impact et sans lendemain, mais jamais sans budget avec des réunions fantômes, des cérémonies décoratives, des photos officielles sans mémoire, des discours recyclés et des rapports inexistants. Tout est conçu pour faire circuler l’argent, jamais pour produire du service.
La communication sert de rideau, l’agenda de camouflage, et l’inaction de stratégie. C’est une diplomatie Potemkine, un théâtre administratif où l’on encaisse, où l’on pose, où l’on ment, sans jamais rendre de comptes.
LE CHEF DE POSTE : UNE PIÈCE USÉE DANS UNE MACHINE POURRIE
À la tête de ce poste consulaire trône Anès LUBIN, ex-cadre de la direction de la comptabilité du Ministère des Affaires étrangères et des Cultes, recyclé chef de poste comme un décor diplomatique soigneusement entretenu, mais sans fondations opérationnelles.
Un produit pur des vieux réseaux, nourri à la fidélité aveugle, estampillé René PRÉVAL, parfumé Alix Didier FILS-AIMÉ, adoubé par le chancelier Harvel JEAN-BAPTISTE. Sa nomination en juin 2025 n’est ni une surprise ni une erreur. C’est une récompense de loyauté, une prime à l’alignement et un butin politique déguisé en fonction diplomatique.
Et la compétence ? Un détail superflu dans une République où la médiocrité est promue et l’incompétence est protégée.
POURQUOI LE CANADA NE PREND PAS CE CONSULAT AU SÉRIEUX
Les institutions canadiennes ne l’ignorent pas par ignorance. Elles l’évitent par lucidité parce que ce Consulat ne représente rien, n’inspire rien et ne garantit rien. Un Consulat sans crédibilité est pire qu’un Consulat fermé. Il expose au lieu de protéger, il salit au lieu de représenter et il traumatise au lieu d’assister.
L’INSPECTION QUI POURRIT LA MAISON
Au sommet de cette pyramide en putréfaction siège, selon des informations recueillies, l’Inspecteur des Ambassades et des Consulats, censé incarner la rigueur, le contrôle et la morale administrative en théorie. En pratique, il est dénoncé comme le miroir obscène du système d’abus, de dérive morale, de comportements de prédateur sexuel et de dépravation institutionnelle assumée.
Quand l’inspecteur devient l’exemple de ce qu’il devrait sanctionner, l’adage cesse d’être une métaphore où le poisson pourrit toujours par la tête. Cet inspecteur n’est pas une anomalie. Il est la norme officieuse, le signal implicite, le permis de nuire distribué d’en haut.
Ainsi prospère une République parallèle des vicieux en costume, des bluffers à cravate, où la fonction publique sert de couverture et la diplomatie de masque.
CE N’EST PAS UNE CRISE. C’EST UN MODÈLE INDUSTRIEL
Ce qui se passe à Montréal comme dans d’autres postes consulaires et des ambassades d’Haiti à travers le monde n’est ni un dérapage ni une exception. C’est un système, une méthode et une exportation contrôlée du mépris d’État. Le Consulat d’Haïti à Montréal n’est pas malade. Il est le rapport d’autopsie vivant de l’État haïtien à l’étranger.
Et tant que les mêmes profils seront recyclés, les mêmes humiliations seront infligées aux ressortissants haïtiens à l’étranger, les mêmes abus seront couverts, et les mêmes silences seront achetés. Ce n’est plus de la diplomatie. C’est de la décomposition institutionnelle organisée.
Amos CINCIR
Serviteur de l’Empire d’Hayti-Afrique
Ambassadeur du Royaume
16 Décembre 2025








