Le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), ce véritable club de neuf membres corrompus et dénués de toute honte politique, a, par l’entremise du Ministère des Affaires étrangères et des Cultes (MAEC) dirigé par le ministre Jean Harvel JEAN-BAPTISTE, achevé de détruire ce qui restait de la crédibilité à l’État haïtien. Cette crédibilité a été littéralement jetée par la fenêtre des ambassades et consulats d’Haïti à l’étranger, transformant ainsi la diplomatie haïtienne en une zone de recyclage et un dépotoir politique pour des militants parasites, des anciens ministres recyclés, des neveux et nièces, des cousins politiques, des copines, des maîtresses et des obligés de clans. Cela ne relève pas d’une bavure administrative ou d’une erreur isolée, mais d’une politique d’État, cynique et méthodiquement bien orchestrée.
Les faits sont vérifiés, documentés et incontestables. À la mission diplomatique d’Haïti aux Bahamas, 38 personnes sont accréditées comme diplomates. Il n’y a que 5, qui ont effectué des études universitaires et professionnelles. Les 33 autres ne détiennent aucun diplôme universitaire, selon des informations relayées en date du 16 Janvier 2026 par plusieurs médias haïtiens, notamment Radio Metronome.
Face à cette dérive, les autorités bahaméennes ont officiellement demandé à l’État haïtien de réduire ce nombre à 8 personnes. La réponse du système n’a pas été une réforme sérieuse, mais une manœuvre mafieuse en effectuant le transfert des prétendus «diplomates» jugés indésirables vers des missions diplomatiques comme Cuba, Suriname, Panama, Chili, et ailleurs, qui sont déjà saturées, selon une source interne à la Chancellerie haïtienne.
Ce n’est plus de l’incompétence ni du laisser-aller, c’est une fraude institutionnelle grave et inimaginable. Au lieu de corriger le scandale, le CPT déplace le problème, comme on déplace des déchets toxiques d’un quartier à l’autre en sortant des Bahamas, vers Cuba, le Suriname, le Panama, le Chili ou ailleurs. Le Même virus et les nouveaux hôtes.
Chose certaine, la diplomatie haïtienne n’est plus un instrument de souveraineté ni de prestige d’antan. Elle est devenue une prime de consolation politique, un butin de transition et un «krèy» géant où l’on dévore l’État à cru, sans règle, sans aucune honte, ni une vision claire.
LA MÉRITOCRATIE : UN MOT INTERDIT
Alors que de nombreux jeunes se sacrifient pour étudier la diplomatie et les relations internationales ou des disciplines connexes, pendant que des cadres compétents, expérimentés et biem formés du pays s’exilent ou se taisent, l’État haïtien banalise la compétence et criminalise le mérite.
C’est le cas du jeune Haïtien, Jean-Marc Jr LOUIS-JOSEPH, ancien étudiant du Centre d’Études Diplomatiques et Internationales (CEDI), qui témoigne avoir compris dès la fin de ses études en relations internationales en 2014, sous la présidence du dévergondé Michel Joseph MARTELLY, alias «Sweet Micky», une vérité brutale qu’en Haïti, le diplôme est devenu un handicap lorsqu’on ne dispose pas d’un parrain politique. Il a vu des ex-parlementaires recyclés et incompétents, des proches sans qualification, des jeunes sans expérience, et même des «copines», occuper des postes censés représenter une Nation de douze millions d’âmes.
De ce fait, la jeunesse et les professionnels haïtiens ont désormais pour devoir historique de s’organiser, de documenter, de dénoncer et d’exiger des critères publics de nomination, mais surtout d’un audit complet des missions diplomatiques afin de mettre une fin au clientélisme d’État.
38 « DIPLOMATES FANTÔMES », 38 PRIORITÉS SACRIFIÉES
Pourquoi 38 ? Pourquoi pas 8, comme l’exige le pays hôte ? Parce que chaque poste est une rente avec des salaires, des per diem, des passeports diplomatiques, des immunités et le prestige vide.
Cet argent pourrait financer des écoles publiques dignes, former de véritables diplomates et prendre de meilleures dispositions pour protéger les Haïtiens à l’étranger. Mais non. On finance des figurants et des incompétents de la honte nationale.
Toutefois, le mensonge confortable de nombreux Haïtiens consiste à dire que ce sont les États-Unis d’Amérique, le Canada ou la France, qui ont détruit le pays. Pour être honnête, ce ne sont pas eux qui ont nommé ces incompétents à l’étranger. La vérité est plus brutale et accablante parce que la première Nation noire libre et indépendante du monde est sabotée de l’intérieur par sa propre mafia politique. Quand un État a décidé d’envoyer 38 individus dont 33 sans formation universitaire représenter un pays à l’étranger, le monde ne nous méprise pas sur une base de racisme, mais par lucidité.
L’effet de cette transition ratée, c’est de l’irresponsabilité sans sanction, des nominations sans critères, mais surtout d’un pouvoir sans vision et d’un État en décomposition.
En outre, la diplomatie haïtienne n’est plus un service public, mais un racket légal. Et le CPT corrompu en est le chef d’orchestre. Haïti n’est pas dirigée ni gouvernée, elle est exploitée à travers un système pourri et mafieux. Et le constat est très visible, car la diplomatie haïtienne est une descente aux enfers.
Amos CINCIR
Serviteur de l’Empire d’Hayti-Afrique
Ambassadeur du Royaume
19 Janvier 2026








