Les religieux haïtiens (protestants en tête, mais les autres ne sont jamais loin) ont un talent olympique en confondant la peau humaine avec le passeport du salut éternel. Pour eux, un TATOUAGE est déjà un billet aller-simple pour l’ENFER, tamponné, validé et scellé. Comme si le CHRIST, sur la croix du GOLGOTHA pour nos péchés, avait soupiré « Père, pardonne-leur… sauf s’ils ont un phoenix sur le mollet. Là, désolé, je ne couvre pas. »
Par Amos CINCIR
Ces docteurs autoproclamés de la foi, soudain métamorphosés en dermatologues célestes, dissèquent l’épiderme d’autrui avec plus de passion qu’ils n’ouvrent leur propre Bible. Ironie suprême, les mêmes personnes qui répètent que « DIEU regarde au cœur » (1 Samuel 16:7) passent leurs dimanches à inspecter les pigments sous-cutanés des autres, comme si le salut éternel gagnait à coups de laser dermatologique.
Ils citent Lévitique 19:28 avec une dévotion en béton armé (« pas d’incisions ni de figures sur la peau ! »), tout en ignorant royalement les lois alimentaires du même Lévitique, pourtant très claires elles aussi. Mais bon, le bacon grillé du petit-déjeuner dominical, ça ne compte pas, c’est un « bénédiction ». Le tatouage, lui, est une « abomination ». Amen.
Et pendant ce temps, les païens observent, se marrent, et concluent « Votre DIEU est contre l’art corporel, archaïque, et allergique à la créativité cutanée ! » Sauf qu’ils oublient un détail que le Nouveau Testament ne marche pas au code-barres moral, mais à la GRÂCE. PAUL l’a dit sans trembler « Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile » (1 Corinthiens 6:12).
Cela sous-entend qu’un TATOUAGE ne scelle pas le DESTIN éternel ; car c’est le CŒUR qui parle. Point final.
Prenons un cas concret d’une personne tatouée, couverte de dragons, de démons, de roses, de prénoms ratés, et autres vestiges de décisions douteuses. Un jour, elle entend l’ÉVANGILE de JÉSUS-CHRIST, et elle se repent, en donnant sa vie à JÉSUS. Résultat ? DIEU la voit comme toute âme rachetée, lavée, purifiée et nouvelle créature (2 Corinthiens 5:17). Dans les cieux, les anges ne cherchent pas de missionnaires du détatouage au laser, mais ils célèbrent une âme sauvée, pas une peau repassée.
Mais dans certaines ÉGLISES haitiennnes en Haïti ou dans la diaspora, on préfère juger l’encre dans la CHAIR plutôt que la transformation dans l’ESPRIT. On hurle « Ton corps est le temple du SAINT-ESPRIT ! » (1 Corinthiens 6:19), tout en l’embaumant de mensonges, d’orgueil, de cupidité spirituelle et d’hypocrisie XXL. Temples repeints en blanc, blindés de déchets moraux à l’intérieur. JÉSUS avait un mot pour ça « SÉPULCRES BLANCHIS » (Matthieu 23:27).
Au fond, le problème n’a jamais été le tatouage. Le problème, c’est la folie religieuse qui confond la GRÂCE DIVINE avec la police religieuse de la cosmétique cutanée. Ils prétendent défendre DIEU contre un peu d’encre sur la peau, comme si l’Éternel risquait de s’évanouir à la vue d’un dragon tribal.
Or, le vrai DIEU, celui qui règne sur toutes choses, n’est pas une fragile idole de porcelaine. Il rachète l’homme entier, la peau comprise.
Alors, la question la plus ultime, qui est vraiment marqués à l’encre indélébile ? Celui qui porte un dessin sur la peau, ou celui dont le cœur exhibe les tatouages éternels de l’ORGUEIL, du JUGEMENT, de la CUPIDITÉ, de la HAINE, de la JALOUSIE et de l’HYPOCRISIE ?
Amos CINCIR
Serviteur de l’Empire d’Hayti-Afrique
Ambassadeur du Royaume
20 Décembre 2025








