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SMITH AUGUSTIN OU L’ART CRIMINEL DE METTRE HAITI À GENOUX ET UN MAUVAIS EXEMPLE D’UNE GÉNÉRATION.

En Haïti, fin Janvier 2026, à quelques jours de la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) en date du samedi 7 Février 2026, l’Histoire haitienne cesse d’être abstraite. Elle prend un visage historique, un nom et un symptôme. Il s’agit du Conseiller président Smith AUGUSTIN.

Malgré ses diplômes et ses grades, il n’a pas la carrure d’un homme d’État. Dommage pour notre génération, car Smith AUGUSTIN n’est pas un homme isolé. Il est le symptôme brutal d’un État affaissé et indigne, d’une élite sans nerf, d’une gouvernance prête à plier dès qu’une ambassade étrangère hausse le ton. Conseiller-Président parmi les neuf membres du CPT fabriqué en Avril 2024 par la CARICOM sous l’oeil vigilant de Washington, il s’impose comme la figure la plus éclatante des scandales, du renoncement et de la honte politique, au moment où l’Ambassade américaine et d’autres puissances occidentales accentuent leurs pressions diplomatiques.

Pour la Nation haïtienne, c’est une déception grave. Et pour la jeunesse, c’est un mauvais exemple historique, celui d’un dirigeant incapable de se tenir droit et rectiligne face aux ingérences étrangères et à la communauté internationale.

L’Histoire ne se limite pas à des mots. Elle se matérialise en des actes, des dates, des lettres officielles, des silences calculés et des revirements publics. Nous y sommes en plein 2026.

UN RESPONSABLE D’ÉTAT FACE À SES PROPRES ÉCRITS

En date du jeudi 22 Janvier 2026, Smith AUGUSTIN adopte une position claire. Il appuie ses collègues Conseillers-Présidents, Fritz Alphonse JEAN, Leslie VOLTAIRE, Edgard LEBLANC Fils et Louis Gérald GILLES, en signant la résolution visant à révoquer le Premier ministre Alix Didier FILS-AIMÉ, perçu comme le protégé des chancelleries étrangères.

Soudainement survient un revirement tonitruant en date du jeudi 29 Janvier 2026, où Smith AUGUSTIN adresse une lettre officielle à ses collègues Conseillers-Présidents. Il renonce à la démarche de destitution du coordonnateur du CPT, Laurent SAINT-CYR, et écrit : « Je vous informe qu’à compter de ce jour et jusqu’au samedi 7 Février 2026, je m’abstiendrai de prendre part à tout processus décisionnel de nature similaire, que je percevrais non comme une recherche lucide et consensuelle de sortie de crise, mais comme une escalade institutionnelle aux conséquences imprévisibles. »

Une abstention rapide, un retrait sélectif et une fuite rhétorique. Tout est là, noir sur blanc. Et ce retrait n’est ni un acte de conscience, ni un sacrifice pour la collectivité, mais une suspension calculée de responsabilité et un renoncement politique alors qu’il reste pleinement membre du CPT.

UN REVIREMENT SOUS PRESSION ÉTRANGÈRE

Moins de 48 heures plus tard, soit le mercredi 28 Janvier 2026, le Département d’État américain sous la houlette du proconsul Henry T. WOOSTER, le «Gouverneur d’Haïti» en 2026, annonce de nouvelles restrictions de visas visant des hautes autorités haïtiennes, accusées par Washington d’avoir contribué à la déstabilisation du pays et d’entretenir des liens avec des gangs armés.

Les autorités américaines n’ont pas publié officiellement les noms. Mais plusieurs médias haïtiens et internationaux rapportent que quatre membres du CPT, ainsi que le Ministre de l’Économie et des Finances, Alfred Fils MÉTELLUS,
et certains membres de leurs familles sont directement concernés par ces mesures de pressions diplomatiques.

Le timing du renoncement de Smith AUGUSTIN ne peut être plus clair, car la souveraineté haïtienne cède au doigt levé d’un visa américain ou canadien.

L’AFFAIRE BNC : UNE OMBRE DOCUMENTÉE

En Octobre 2024, l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), a transmis à la justice haïtienne un rapport d’enquête sur des faits présumés de sollicitation de pots-de-vin de plus de 100 millions de gourdes liés à la gouvernance de la Banque Nationale de Crédit (BNC). Ce rapport cite plusieurs hauts responsables, des personnalités politiques de premier plan du CPT, notamment Smith AUGUSTIN, Louis Gérald GILLES et Emmanuel VERTILAIRE, selon Associated Press et Reuters.

À ce jour aucune condamnation judiciaire, ni aucune contestation des accusations, mais le dossier reste toujours ouvert. Ce n’est pas un verdict. C’est une mise en cause institutionnelle lourde, qui pèse politiquement et moralement.

LA FIN DU MANDAT : FIN DES BOUCLIERS

Le samedi 7 Février 2026 marque la fin officielle et non renouvelable du mandat du CPT et la fin de toute protection politique de fait liée à l’exercice du pouvoir. Traditionnellement, cette période voit la réactivation des dossiers gelés et une vulnérabilité judiciaire accrue.

Et que fait Smith AUGUSTIN ? Il s’abstient, il fuit les responsabilités et reste membre du CPT jusqu’au dernier jour, en refusant d’assumer pleinement ses responsabilités en tant qu’homme d’État.

UN DÉSASTRE POLITIQUE ET MORAL

Le débat n’est pas judiciaire, mais politique, institutionnel et moral. Ce que voit la société haïtienne, et surtout la jeunesse, est terrifiant, car Smith AUGUSTIN eat le plus jeune Conseiller-Président du CPT mis en cause dans un dossier de corruption, un Conseil présidentiel fracturé, et des décisions majeures dictées par des pressions étrangères.

Smith AUGUSTIN n’est pas un accident. Il est un cas d’école de capitulation. Juridiquement non condamné, mais politiquement affaibli, diplomatiquement exposé et institutionnellement disqualifié. Ce n’est pas un procès. C’est un constat documenté et explosif.

L’Histoire juge les fautes, mais aussi les renoncements, les silences, les complicités, et ces instants où l’on s’abstient quand la République attend lw courage et l’exemplarité face aux ingérences et au respect de la souveraineté d’une Nation comme Haïti.

AVERTISSEMENT AUX FUTURS DIRIGEANTS

À tous ceux et toutes celles qui rêvent de guider cette Nation, vous devez retenir cette leçon, le pouvoir n’est ni un diplôme, ni un visa, ni un titre, mais une responsabilité sacrée. Il est de votre devoir de se tenir droit face à l’injustice, de résister aux pressions étrangères et d’assumer chaque décision, même au prix personnel, est la seule voie pour mériter de gouverner Haïti.

Le courage n’est pas optionnel et l’exemplarité n’est pas négociable. Haïti n’a pas besoin de gestionnaires craintifs ou encore des peureux, mais de dirigeants debout, digne et rectiligne, qui placent la souveraineté et la dignité nationale au-dessus de leurs intérêts personnels.

In fine, la jeunesse haitienne doit comprendre aussi que le pouvoir sans courage détruit la Nation, et le silence face à l’injustice devient une complicité. Haïti n’attend pas des hommes et des femmes de salon. Elle attend des hommes et femmes d’État.

Amos CINCIR
Seviteur de l’Empire d’Hayti-Afrique
Ambassadeur du Royaume
30 Janvier 2026

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