Le vendredi 9 Janvier 2026, à 80 ans, Dieudonné LAROSE s’est éteint dans un centre hospitalier à Laval, Québec, au Canada. Né le 5 Juin 1945 à Port-au-Prince en Haïti, il a laissé derrière lui un héritage artistique colossal et une dignité inébranlable. Chanteur, instrumentiste, styliste, membre de Shoogar Combo, DP Express, fondateur de Missile 727, il a gravé dans l’histoire haïtienne plus de 27 albums et des classiques comme «Accident», «Mandela» ou «Jolie Minou».
Son talent pur et son éthique de travail ne dépendaient jamais de la pitié, jamais d’une charité médiatique. Dieudonné LAROSE vivait et mourait selon ses règles.
Et pourtant… à peine le dernier souffle s’éteint, le spectacle grotesque commence. Sur les réseaux sociaux, certains Haïtiens parasites, vautours en rut, transforment le deuil en racket. Marathons de mensonges, cagnottes obscènes, «live» et hashtags pour vendre le chagrin. Le cadavre devient capital et le respect optionnel. Le deuil, ce moment sacré, se mue dans cette génération en marché pour petits esprits cupides.
Anthropologiquement, c’est un chef-d’œuvre de vulgarité où la mort d’un géant est monétisée par des minables.
Le fils du défunt dans une courte vidéo sur la toile l’a répété « Notre famille ne demande rien». Tout ce qui se collecte est de la fraude et de l’escroquerie. Mais l’avidité, la médiocrité et la grégarité de certains Haïtiens transforment l’héritage d’un génie en vulgaire business de misère. À notre époque actuelle, on ne pleure plus la mort des autres, mais on exploite. On ne célèbre plus le talent, mais on le rackette.
Dieudonné LAROSE, avait tout anticipé. Funérailles privées, préparées et dignes. Il avait pensé aux vautours, aux escrocs et aux profiteurs. Et pourtant, certains ont choisi l’infamie. Ici, satire et vérité se confondent, car Haïti révèle sa médiocrité et sa cupidité comme jamais. La mort des autres devient un instrument, le respect disparaît et l’honneur trahi.
C’est clinique, brutal, et la mort révèle le caractère et le vrai visage de certains Haïtiens. Elle expose la cupidité, le vide moral et l’érosion des valeurs.
Anthropologiquement, c’est la «Monétisation du deuil», car chaque perte devient transactionnelle et chaque clic nourrit l’indécence. La honte est absente, la morale est devenue facultative et l’honneur est effacé.
Pourtant, Dieudonné LAROSE est part dignement. Son art, sa voi et, sa lumière ne s’achètent pas. Son héritage est inviolable. Ceux qui exploitent sa mort se déshonorent eux-mêmes. Comme il l’a dit «On ne vend pas le respect et on ne troque pas la dignité contre de l’argent sale.»
Au milieu de cette médiocrité ambiante, la leçon est claire, car la grandeur survit toujours aux vautours, le génie échappe aux parasites, et la mémoire des vrais artistes ne se monnaie pas. Cette légende haïtienne quitte ce monde en maître de son destin, intact et irrévocable. À ceux qui voudraient le trahir pour quelques sous, le karma observe, l’histoire juge, et la honte viendra.
Haïti perd une légende, mais révèle ses parasites, profiteurs de deuil, des dévoreurs de dignité et des voleurs de mémoire. Dieudonné LAROSE, ne meurt jamais vraiment. Il reste le miroir impitoyable de ce que nous ne devons jamais devenir.
Dieudonné LAROSE, 1945–2026 est un artiste, visionnaire et une légende. Et le signal d’alarme pour une société cupide qui aime trop le vol et trop peu l’honneur.
Amos CINCIR
Serviteur de l’Empire d’Hayti-Afrique
Ambassadeur du Royaume
12 Janvier 2026








