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	<title>Journal en Haiti , Media en ligne en Haiti</title>
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	<description>Nous promouvons le juste milieu !</description>
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	<title>Journal en Haiti , Media en ligne en Haiti</title>
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		<title>L’ancien ambassadeur d’Haïti au Japon, Helph Monod Honorat, participe au Youth Leadership Certification New Zealand 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Verna Forestal]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 May 2026 01:35:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[Du 19 au 23 avril 2026, l’ancien ambassadeur d’Haïti au Japon, Helph Monod Honorat, a pris part au Youth Leadership Certification – New Zealand 2026, organisé au Rendez-Vous Heritage Hotel à Auckland, en Nouvelle-Zélande, par le Global Business Symposium une institution basée aux États-Unis spécialisée dans la formation des jeunes leaders et le développement des compétences en leadership]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Du 19 au 23 avril 2026, l’ancien ambassadeur d’Haïti au Japon, Helph Monod Honorat, a pris part au <em>Youth Leadership Certification – New Zealand 2026</em>, organisé au Rendez-Vous Heritage Hotel à Auckland, en Nouvelle-Zélande, par le Global Business Symposium une institution basée aux États-Unis spécialisée dans la formation des jeunes leaders et le développement des compétences en leadership mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette conférence internationale a réuni des jeunes professionnels, des diplomates, des entrepreneurs, des chercheurs et des leaders émergents venus de plusieurs régions du monde afin de réfléchir aux grands défis contemporains liés à la gouvernance, à l’innovation, à la transformation numérique, au leadership éthique et à la coopération internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le&nbsp;<em>Youth Leadership Certification – New Zealand 2026</em>&nbsp;est un programme intensif conçu pour préparer une nouvelle génération de dirigeants capables d’évoluer dans des environnements mondiaux de plus en plus complexes, marqués par l’incertitude économique, les bouleversements technologiques rapides et les mutations des systèmes institutionnels et de gouvernance. À travers des simulations, des études de cas, des exercices collaboratifs et des ateliers interactifs, les participants ont été appelés à développer des compétences concrètes en leadership stratégique, en communication, en entrepreneuriat et en résolution de problèmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La participation de&nbsp;Helph Monod Honorat&nbsp;à ce programme s’inscrit dans la continuité de son parcours professionnel et diplomatique. Économiste de formation, ancien ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République d’Haïti au Japon et actuellement consultant international basé à Tokyo, il œuvre depuis plusieurs années au renforcement des relations économiques et institutionnelles entre les pays d’Amérique latine, des Caraïbes et l’Asie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, la diplomatie moderne doit aujourd’hui favoriser des partenariats internationaux inclusifs et efficaces afin de répondre aux défis de la mondialisation, du développement durable et des inégalités économiques. Sa participation au forum visait notamment à partager son expérience en matière de coopération internationale, de diplomatie économique et de dialogue interculturel, tout en échangeant avec de jeunes leaders issus de divers horizons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours des différentes sessions,&nbsp;M. Honorat&nbsp;a contribué aux discussions portant sur le leadership mondial, la solidarité internationale, le développement des partenariats stratégiques et le rôle de la jeunesse dans la transformation des sociétés contemporaines. Il a particulièrement insisté sur l’importance d’impliquer les jeunes dans les initiatives sociales, environnementales et politiques afin de construire des sociétés plus équitables et durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fort de son expérience diplomatique, il a rappelé que le progrès durable repose avant tout sur un esprit de responsabilité collective et de solidarité internationale. Il a également souligné la nécessité de fournir aux jeunes les outils, les connaissances et les opportunités nécessaires pour participer activement au développement de leurs communautés et contribuer à l’émergence de solutions innovantes aux défis mondiaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le&nbsp;Global Business Symposium&nbsp;s’est imposé ces dernières années comme une plateforme internationale de référence dans le domaine du leadership et de la formation professionnelle. L’organisation a déjà tenu plusieurs programmes internationaux de grande envergure, notamment le&nbsp;<em>Global Leadership &amp; Business Certification Cambridge 2025</em>&nbsp;au Clare College de Cambridge (Royaume-Uni), le&nbsp;<em>Youth Leadership Certification Sydney 2025</em>&nbsp;en Australie, ainsi que le&nbsp;<em>Leadership &amp; Business Management Certification USA 2025</em>&nbsp;organisé à Boston, aux États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers sa participation au&nbsp;<em>Youth Leadership Certification – New Zealand 2026</em>,&nbsp;Helph Monod Honorat&nbsp;confirme une nouvelle fois son engagement en faveur du dialogue international, du leadership responsable et de l’autonomisation de la jeunesse, tout en portant la voix d’Haïti au sein des grands espaces internationaux de réflexion et de coopération.</p>
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		<title>HAÏTI À L’HEURE D’UN EXÉCUTIF MONOCÉPHALE : ENTRE SÉCURITÉ ET IMPÉRATIF ÉLECTORAL</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Verna Forestal]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 01:21:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[La nouvelle configuration institutionnelle issue du 7 février place le pays sous la conduite d’un exécutif monocéphale dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Ce choix intervient dans un contexte de profonde fragilité sécuritaire et politique, alors que le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) intensifie ses consultations avec les partenaires internationaux.]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La nouvelle configuration institutionnelle issue du 7 février place le pays sous la conduite d’un exécutif monocéphale dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Ce choix intervient dans un contexte de profonde fragilité sécuritaire et politique, alors que le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) intensifie ses consultations avec les partenaires internationaux.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Jeudi 12 février 2026, son chef, Carlos Ruiz Massieu, a rencontré des représentants de la communauté internationale pour faire le point sur l’appui aux priorités urgentes d’Haïti. Selon nos informations, les échanges ont porté sur trois axes majeurs : le renforcement de la sécurité publique, la restauration de l’autorité de l’État et la préparation d’élections crédibles. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif affiché est d’assurer une coordination plus structurée entre le gouvernement haïtien et ses partenaires, afin d’éviter la dispersion des initiatives et d’orienter l’aide vers des résultats mesurables. Cette démarche traduit aussi une volonté de maintenir Haïti au centre de l’agenda diplomatique international, à un moment charnière de sa transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>LA SÉCURITÉ COMME FONDEMENT</strong></em><br>Sans amélioration tangible de la situation sécuritaire, toute dynamique politique demeure fragile. La reconquête de l’espace public, le redéploiement effectif des forces nationales et la protection des citoyens constituent des préalables incontournables. La coordination internationale apparaît ainsi comme un levier, à condition qu’elle consolide les capacités nationales plutôt qu’elle ne s’y substitue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>La question sécuritaire dépasse la simple lutte contre les groupes armés : elle engage la crédibilité même de l’État. Restaurer l’autorité publique signifie rétablir la présence administrative dans les territoires fragilisés, garantir la libre circulation des personnes et des biens, et recréer un minimum de normalité économique. La population attend des signaux concrets, visibles, susceptibles de rompre avec l’impression d’abandon institutionnel. À cet égard, le gouvernement devra démontrer sa capacité à articuler stratégie nationale et soutien extérieur, dans une logique de responsabilité partagée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>L’HORIZON ÉLECTORAL</strong></em><br>La préparation d’élections crédibles reste l’autre priorité stratégique. Au-delà de l’organisation technique du scrutin, l’enjeu réside dans la restauration de la confiance. Des élections précipitées ou mal sécurisées risqueraient d’aggraver la crise de légitimité ; un processus inclusif et transparent pourrait, au contraire, ouvrir la voie à une stabilisation progressive.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>La communauté internationale insiste sur la nécessité d’un calendrier réaliste, adossé à des garanties sécuritaires et institutionnelles. Pour les autorités haïtiennes, il s’agit de trouver l’équilibre entre l’urgence de sortir de la transition et l’exigence de crédibilité démocratique. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La réussite du processus électoral dépendra aussi du renforcement des capacités administratives, de l’indépendance des organes concernés et de l’adhésion minimale des forces politiques nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Entre urgence sécuritaire et exigence démocratique, l’exécutif haïtien joue une séquence décisive. La capacité du gouvernement à transformer l’appui international en résultats concrets déterminera non seulement la réussite de la transition, mais aussi la crédibilité future de l’État et la reconstruction durable de la confiance citoyenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Wislin VITAL</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Ces candidat.e.s dont on ne veut absolument pas ! Par Marc-Alain DUROSEAU</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Verna Forestal]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 19:56:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[On n’est pas encore sûr, mais il est fort probable que les élections générales soient pour bientôt. Pas parce que nous, haïtiens, nous les voulons vraiment. Mais surtout parce que la communauté internationale (USA et co) en a marre de nous. Marre de nos transitions qui se renouvellent au gré des scandales de corruption et]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>On n’est pas encore sûr, mais il est fort probable que les élections générales soient pour bientôt. Pas parce que nous, haïtiens, nous les voulons vraiment. Mais surtout parce que la communauté internationale (USA et co) en a marre de nous. Marre de nos transitions qui se renouvellent au gré des scandales de corruption et de partages de gâteaux. Marre de nos accords, consensus ou autres simagrées qui ne sont que des cadres de référence et d’action pour piller l’État. Marre de la plupart de nos chefs ou pseudo-élites économiques qui arment et instrumentalisent les gangs depuis leur luxueuse villa de Pétion-Ville ou de Miami. </em></strong></p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://limitlessposthaiti.com/wp-content/uploads/2026/02/Photo-Marc-Alain-Duroseau.jpeg"><img decoding="async" width="200" height="200" data-id="3857" src="https://limitlessposthaiti.com/wp-content/uploads/2026/02/Photo-Marc-Alain-Duroseau.jpeg" alt="Me Marc-Alain DUROSEAU" class="wp-image-3857" srcset="https://limitlessposthaiti.com/wp-content/uploads/2026/02/Photo-Marc-Alain-Duroseau.jpeg 200w, https://limitlessposthaiti.com/wp-content/uploads/2026/02/Photo-Marc-Alain-Duroseau-90x90.jpeg 90w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Les sanctions fusent, les bateaux et avions militaires débarquent, les préparatifs en vue du déploiement de la force de répression des gangs s’accélèrent. Tout ce décor sert de fond à un message diplomatique clair, net, voire offensif&nbsp;: l’insécurité créée et entretenue par nos élites pour se maintenir au pouvoir, faire durer les transitions et abêtir une population toujours désespérée doit être résorbée. N’en déplaise à ceux et celles qui continuent encore de multiplier les rencontres et accords inutiles et indécents, le bal des faux-culs déclenché depuis le magnicide de 2021 tire bel et bien à sa fin. Les vrais maitres du bal (USA et co) en ont décidé ainsi. Mieux vaut tard que jamais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’avenir s’annonce donc électoral. Pas forcément radieux.&nbsp;&nbsp; On a un Conseil électoral en place, pour le moment, on ne peut pas lui reprocher grand-chose puisqu’il n’a encore rien fait. Simple logique. On espère qu’il demeurera professionnel et impartial. On a aussi un gouvernement en place, on sait déjà avec certitude qu’il n’est ni professionnel ni impartial. Mais, il restera sûrement en place. Que voulez-vous? Ce n’est pas nous qui décidons. Les vrais décideurs (USA et co) en ont décidé ainsi parce que, nous autres, on a été incapables de le faire au cours de nos abominables consensus « largement large&nbsp;» pour départager les ministères et les directions générales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout compte fait, on se dirige vers des élections. Nos hommes, femmes et regroupements politiques doivent donc se préparer à participer à cet exercice qu’ils ont toujours redouté, retardé ou évité. Et ils ont bien raison, personne ne sait qui est populaire et qui ne l’est pas. Paradoxalement, tout le monde se croit populaire. Et encore plus paradoxal, personne ne veut que le peuple, à travers les urnes, dise, une fois pour toutes, qui est populaire et qui ne l’est pas. On a quand même vu bien des surprises lors des élections de 2015 et 2016 avec des prétendus hommes et femmes <em>du peuple</em> incapables de récolter 1% du suffrage populaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cessons de réveiller les chats qui dorment et regardons vers l’avenir. Pour les élections qui s’en viennent, on va avoir besoin de <em>candidats.</em> Une denrée abondante depuis toujours dans nos champs. Ce n’est donc pas la quantité qui m’inquiète à ce niveau, mais la qualité. Et maintenant que j’y pense, il y a de ces candidat(e)s dont on ne veut absolument pas. Même pour occuper le plus petit mandat au sein des collectivités territoriales. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; On en a marre de ces énergumènes qui pourrissent tout sur le passage et nous jettent tous dans le désespoir et l’inhumanité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On doit surtout se méfier des candidats qui ont plus de moyens que les autres, car à coup sûr, c’est un vendu ou un gangster. Ou pire encore. Nous devons rejeter ceux et celles qui reviennent sans cesse à chaque gouvernement et à chaque transition. Sous une forme ou sous une autre, ils sont au timon des affaires depuis près de 30 ans pour les résultats qu’on connait. Ces caméléons politiques aux mille couleurs, aux mille visages et aux mille promesses qui savent comment gargoter nos ressources et surtout comment tirer profit de notre misère et de nos vulnérabilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Méfions-nous de ces candidat(e)s qui distribuent des 1000 gourdes, des machettes et des armes dans nos campagnes et nos bidonvilles au lieu de nous présenter des plans concrets pour transformer et moderniser nos villes. De ces mécréants qui ne partent jamais à la retraite et qui confondent le budget national avec leur compte en banque personnel. Nous devons les rejeter avec force ces candidat(e)s qui ont un passé criminel, qui se croient au-dessus des lois et qui crient à l’instrumentalisation de la justice à la moindre poursuite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On n’a pas le choix, on doit regarder vers l’avenir. Mais, en faisant un tri judicieux et efficace parmi nos leaders, parmi nos élites. Devant l’urne, avec le bulletin de vote à la main, on ne peut pas, on ne doit pas choisir n’importe qui. Surtout pas eux. Ces candidats qui n’auraient même pas dû être candidats. Ces candidats dont ne veut absolument pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc-Alain Duroseau</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="mailto:maduroseau@gmail.com">maduroseau@gmail.com</a></p>
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		<title>HAÏTI CONFISQUÉE : TROIS NAVIRES AMÉRICAINS, UN PEUPLE À GENOUX.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Verna Forestal]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 14:12:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[À quelques heures de l’expiration du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), le samedi 7 Février 2026, rongé par la corruption et l’imposture, Washington a choisi son camp sans trembler. Les sanctions pleuvent sur certains politiciens du CPT, mais l’ombre protectrice s’étend avec ostentation sur le Premier ministre Alix Didier FILS-AIMÉ, révoqué le 22]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">À quelques heures de l’expiration du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), le samedi 7 Février 2026, rongé par la corruption et l’imposture, Washington a choisi son camp sans trembler. Les sanctions pleuvent sur certains politiciens du CPT, mais l’ombre protectrice s’étend avec ostentation sur le Premier ministre Alix Didier FILS-AIMÉ, révoqué le 22 Janvier 2026 par un organe moribond, ressuscité par le seul miracle de l’aval américain. La diplomatie devient ici un scalpel, car elle anesthésie le patient pendant que l’opération se fait sans lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne gouverne pas un pays à coups de communiqués, encore moins à coups de sirènes navales. Pourtant, au large de Port-au-Prince, trois silhouettes d’acier des Etats-Unis ont surgi comme un point d’exclamation posé au milieu d’une phrase déjà écrite ailleurs par cette flotte de l&rsquo;USS Stockdale, l&rsquo;USCGC Stone et l&rsquo;USCGC Diligence. Trois noms propres pour une même idée, pour dire clairement que la souveraineté haïtienne est en liberté surveillée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La portée historique des relations USA–Haïti montre que ce genre de scénario n’est pas nouveau. Il est archivé. Entre 1806 et 1862, les États-Unis ont refusé de reconnaître diplomatiquement Haïti, par peur de la contagion noire. Entre 1915 et 1934, ils ont organisé l’occupation militaire, dissous l’armée indigène et pris la main sur les finances haïtiennes. Entre 1957 et 1986, ils ont soutenu la dictature des Duvalier tant qu’elle servait leurs intérêts stratégiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis sont venues les interventions directes ou indirectes, toujours au nom de la « stabilité », en 1994, 2004, 2010, 2021. Et aujourd’hui, en 2026, le retour de la canonnière, version high-tech, vocabulaire aseptisé. La méthode ne change pas. Seuls les communiqués s’améliorent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car il faut bien regarder la scène : un gouvernement en fin de mandat, des manœuvres de dernière minute, un dialogue interhaïtien sous perfusion et, en arrière-plan, la rade de Port-au-Prince transformée en décor de cinéma géopolitique. La communication de l’Ambassade parle de « sécurité », de « stabilité », d’« avenir prometteur ». Le vocabulaire est propre, repassé, désinfecté. Mais les mots sentent le kérosène quand on connaît la mèche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">LE FLÉCHISSEMENT DES AUTORITÉS HAÏTIENNES</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’empire américain n’avance jamais seul. Il avance toujours porté par des bras locaux des apatrides, des fatigués, des dociles ou des achetables. Ce CPT, fabriqué par l’Accord du 4 Avril 2024 sous l’égide de la CARICOM, sous l’œil vigilant de Washington, d’Ottawa et des alliés occidentaux, n’a pas été renversé, mais s’est offert. Il n’a pas été neutralisé, il s’est rendu inutile. Il n’a pas été trahi, il s’est trahi lui-même. Un pouvoir qui expire dans la combine, la peur et la dépendance n’est plus un pouvoir, mais un bureau de liquidation nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sociologiquement, ce déploiement américain est une humiliation silencieuse. Il rappelle à chaque Haïtien que le pouvoir réel ne se tient ni au Palais ni à l’Hôtel Montana, mais dans les câbles diplomatiques et les ponts de commandement. Psychologiquement, il rouvre une plaie et montre que 1915 n’est pas un souvenir mais un réflexe conditionné. À chaque coque américaine dans la baie, la mémoire collective serre les dents. Diplomatiquement, c’est un aveu que les États-Unis ne font plus semblant d’être arbitres, ils sont joueurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">DESSALINES ET CHRISTOPHE FACE À 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si Jean-Jacques DESSALINES, père fondateur de cette Nation, revenait aujourd’hui, il ne demanderait pas d’explications. Il dirait simplement :« J’ai fondé ce pays pour qu’aucun canon étranger ne dicte l’avenir de nos enfants. Si vous avez peur de la liberté, alors vous avez déjà perdu. » Et si Henri CHRISTOPHE voyait ces navires, il ne parlerait pas de partenariat. Il parlerait de décadence : « Quand un État ne tient plus debout, il attire les tuteurs. Quand un peuple oublie sa verticalité, on l’oblige à s’agenouiller. » Ils ne reconnaîtraient pas ce pouvoir. Ils reconnaîtraient seulement la faiblesse qui appelle la domination.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Géopolitiquement enfin, l’affaire est limpide. Haïti n’est pas un problème à résoudre, c’est un espace à gérer : un sas, un laboratoire, une variable d’ajustement régionale. On sanctionne pour discipliner, on soutient pour verrouiller, on déploie pour rappeler qui tient la clé du port. La « lutte contre les gangs » sert de rideau ; derrière, se négocient des équilibres qui ne concernent ni les bidonvilles asphyxiés ni les provinces abandonnées. La vérité nue est celle-ci et affirme que les gangs armés ne sont pas une anomalie du système, ils en sont un instrument. Ils justifient l’ingérence, entretiennent la peur et rendent l’État dépendant. Un chaos contrôlé vaut mieux, pour certains, qu’un État souverain imprévisible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus tragique n’est pas l’ingérence. Elle est ancienne, presque routinière. Le plus tragique, c’est la collaboration locale, ce CPT finissant qui, à la veille du samedi 7 Février 2026, s’agite comme un comptable pressé de boucler les derniers chèques. Ils ne gouvernent plus : ils liquident. Et pendant que les bateaux croisent, le peuple regarde, partagé entre colère, lassitude et ce cynisme dur que seule la répétition des trahisons peut forger. Ce 7 février 2026 n’est pas une date. C’est un miroir. Il montre qui tient encore debout. Il montre qui rampe. Il montre qui a peur de son propre peuple plus que d’une flotte étrangère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On nous dira que ces navires sont là « pour notre bien ». Comme toujours, ils nous diront que sans eux, le chaos serait pire. Mais la vérité est plus crue et visible, quand un pays a besoin de navires étrangers pour garantir une transition, c’est que la transition ne lui appartient déjà plus. Ces trois bateaux dans la baie de Port-au-Prince, n’est pas une aide, mais un symbole. Et les symboles, en Haïti, ont toujours parlé plus fort que les discours. Celui-ci dit clairement ceci : le 7 février 2026 arrive, mais l’histoire, elle, n’a pas quitté le port.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui se dessine aujourd’hui dans la rade de Port-au-Prince n’est pas une flotte. C’est une mémoire armée et un geste impérial. C’est la confirmation brutale que, pour Washington, Haïti n’a jamais cessé d’être un territoire sous hypothèque historique depuis 1804. Les États-Unis n’ont jamais pardonné à Haïti d’avoir prouvé une chose insupportable et historique qu’un peuple noir peut briser un empire, renverser l’ordre racial mondial et survivre sans maître.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Amos CINCIR<br>Serviteur de l’Empire d’Hayti-Afrique<br>Ambassadeur du Royaume<br>5 Février 2026</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>HAÏTI SOUS LA GOUVERNE DES ÉTATS-UNIS : LA SOUVERAINETÉ EN COMA AVEC UN PEUPLE COMPLAISANT.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Verna Forestal]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 20:48:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[Dorénavant, la République d&#8217;Haïti, cette grande Nation qui fit vaciller les empires coloniaux en 1804 sous le leadership digne et éclairé de Jean-Jacques DESSALINES, Henri CHRISTOPHE, Capois LAMORT, Boisrond TONNERE, Dutty BOUKMAN, Sanite BÉLAIR, Cécile FATIMAN et Catherine FLON, est désormais sous le contrôle impérial des États-Unis d&#8217;Amérique, qui imposent leur feuille de route pour]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dorénavant, la République d&rsquo;Haïti, cette grande Nation qui fit vaciller les empires coloniaux en 1804 sous le leadership digne et éclairé de Jean-Jacques DESSALINES, Henri CHRISTOPHE, Capois LAMORT, Boisrond TONNERE, Dutty BOUKMAN, Sanite BÉLAIR, Cécile FATIMAN et Catherine FLON, est désormais sous le contrôle impérial des États-Unis d&rsquo;Amérique, qui imposent leur feuille de route pour l’avenir du pays. Ce n’est plus une rumeur, ni une lecture militante, mais un fait politique, assumé, déclaré et exécuté.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’approche du samedi 7 Février 2026, date marquant la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) des neuf figurants corrompus, fabriqué en Avril 2024 par la CARICOM sous le leadership des USA, du Canada et consorts, Washington cesse de chuchoter. Il parle fort, tranche et décide de son propre chef.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par la voix de son Chargé d’Affaires, Henry T. WOOSTER, les États-Unis ont désigné leur homme, sanctuarisé leur Premier ministre par intérim, Alix Didier FILS-AIMÉ, et menacé de sanctions toutes personnalités haïtiennes qui osent tenter de penser autrement. Le nom diplomatique se définit comme un accompagnement; mais le nom réel se justifie comme une prise de contrôle politique totale du pays sous une anesthésie locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’INGÉRENCE EN COSTUME TROIS-PIÈCES</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le proconsul américain Henry T. WOOSTER n’est pas arrivé en Haiti avec des chars de guerre. Il est venu avec des communiqués, des annulations de visas, des menaces ciblées et le sourire poli de la diplomatie impériale. Et pour cause, la dissolution de fait du CPT, la punition infligée aux membres «rebelles» par la menace et la révocation de visa, la marginalisation de la CARICOM après avoir servi d’alibi régional en Avril 2024. Mais le plus epoustoufflant, les élections haitiennea sont repoussées à 2027, dans un pays sans président élu depuis l’assassinat cruel de Jovenel MOÏSE dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 Juillet 2021, en sa résidence à Pélerin 5, dans les hauteurs de Pétion-Ville.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, Haïti devient un État sans président, sans calendrier crédible, mais avec un tuteur étranger omniprésent, sous prétexte de lutte contre les gangs armés, alors que les armes illégales et la protection des gangs proviennent des USA. Pour les esprits éveillés, cela fait rire… un rire nerveux et humilié.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>LA BRÈCHE DES DIRIGEANTS CORROMPUS, ÉLITES APATRIDES</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Henry T. WOOSTER n’a pas défoncé la porte. Il est entré par invitation officielle et complicité d’une classe politique haïtienne apatride et compradores dépourvue de colonne vertébrale, sans scrupule, sans caractère, sans dignité et sans aucune vision d’homme d’État. Ils sont obsédés par le visa, terrorisés par la liste noire, et plus fidèles à Washington qu’à la Constitution haïtienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand un politicien croit qu’avoir un visa américain lui permet d&rsquo;être légitime, il a déjà vendu la clé de la maison. Eske lè yo ba w yon visa, se zèl ki pouse sou do w ? Eske se Etazini peye tikè avyon w ?<br>Eske tou se yo ki ba w lajan pou manje ak pitit ou ?<br>Non. Mais pourquoi, ils tiennent votre courage, votre dignité, votre sens du patriotisme et votre citoyenneté par la peur et la menace ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">LE PEUPLE HAÏTIEN, SPECTATEUR DE SA PROPRE DISPARITION</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette comédie noire, le peuple haïtien regarde, commente et se résigne. Hier, on criait :<br>« Vox populi, vox Dei », la voix du peuple est la voix de Dieu, on rejetait les élections, on exigeait la transition, on brûlait des pneus et mis en ruine nos institutions par le vandalisme et on voulait « autre chose ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, la transition est là, mais très longue, vide, importée et pilotée de l’extérieur par les chancelleries étrangères. Le peuple se tait tranquillement. Nous avons un peuple résigné, qui devient passif et anesthésié. Pep la pa renmen eleksyon, men li pa renmen dominasyon etranje non plis. Alors qui tranche ? L’étranger ou le peuple haïtien ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>CHRONOLOGIE D’UNE TUTELLE RÉPÉTÉE</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ceux et celles qui ont la mémoire courte, entre 1915 et 1934, la première occupation militaire américaine, a été orchestrée par vol des ressources du pays, la Constitution haitiennw réécrite dans leurs intérêts et notre souveraineté piétinée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de 50 ans plus tard, soit entre Septembre 1991 et Février 2004, notte histoire a été marqué par le renversement de l&rsquo;anxien président Jean-Bertrand ARISTIDE avec la bénédiction américaine et les autres pays occidentaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et le mardi 12 Janvier 2010 vient le violent tremblement de terre, qui a fait des milliers de morts et de disparus, a ouvert la voie à l&rsquo;ONG-isation du pays, avec un État sous la perfusion diplomatique, et le vol massif des fonds de la Commission intérimaire pour la reconstruction sous complicité de dirigeants haïtiens et américains dont l&rsquo;ancien président Bill CLINTON.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l&rsquo;assassinat odieux et crapuleux de l&rsquo;ancien président Jovenel MOÏSE survenu dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 juillet 2021 sous le regard vigilant des Américains. Depuis, aucune élection nationale n&rsquo;est organisée en Haiti. Il n&rsquo;y a que des transitions, des missions, des conseils, présidentiels et un protectorat imposé avec le même refrain et le même mépris.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’HYPOCRISIE AMÉRICAINE À NU</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est de notre devoir de faire ce petit rappel brûlant où en 2018, le président américain Donald TRUMP a traité Haïti de « shithole country ». En 2025, il a récidivé, en parlant de pays de terrorisme et de fardeau pour les anericains, humiliant les Haïtiens et a pris des mesures migraoirea humiliantes et draconniennes contre les migrants haïtiens aux USA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant, ce même pays se présente comme architecte moral de notre avenir, alors que les gangs armés et politiques à cravate proviennent des États-Unis et sont sous leur contrôle, profitant de la misère haïtienne et de dirigeants indignes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MESSAGE DIRECT AU CHARGÉ D’AFFAIRES</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Monsieur Henry T WOOSTER,</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour votre information, Haïti n’est ni une annexe du Département d’État, ni un laboratoire géopolitique, ni un pays sous mandat. Ayiti pa peyi manman w ak papa w. Un diplomate n’est pas un gouverneur., car la coopération entre les États n’est pas une domination parce que la stabilité ne se construit pas par la menace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si Haïti est violée diplomatiquement, c’est parce que nous avons laissé la porte grandemwnt ouverte par la corruption, la lâcheté et le refus d’assumer dignement notre souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A noter que le jour où le peuple haïtien s’éveillera de son somneil pour prendre son destin en main, les communiqués trembleront, les ambassades étrangères écouteront, et les proconsuls étrangers redeviendront de simples diplomates, et non les maîtres du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Amos CINCIR<br>Serviteur de l&rsquo;Empire d’Hayti-Afrique<br>Ambassadeur du Royaume<br>28 Janvier 2026</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>HAÏTI LE GRAND ABSENT À FITUR 2026 : LA DÉFAITE D’UNE DIPLOMATIE CULTURELLE ET TOURISTIQUE.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Verna Forestal]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 05:41:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[À Madrid, en Espagne, du 21 au 25 Janvier 2026, plus de 255 000 visiteurs, venus de 161 pays, 10 000 entreprises, et des centaines de ministres, ambassadeurs et investisseurs du monde entier affluent à FITUR 2026, l’une des vitrines touristiques les plus influentes de la planète. Et au cœur de ce grand événement mondial,]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">À Madrid, en Espagne, du 21 au 25 Janvier 2026, plus de 255 000 visiteurs, venus de 161 pays, 10 000 entreprises, et des centaines de ministres, ambassadeurs et investisseurs du monde entier affluent à FITUR 2026, l’une des vitrines touristiques les plus influentes de la planète. Et au cœur de ce grand événement mondial, Haïti demeure le grand absent, ce pays à l’histoire vibrante et aux trésors touristiques inestimables, mais qui, une fois de plus, choisit le silence et l’inexistence sur la scène internationale. Pas de stand, pas de drapeau, pas de brochures. Pas même un représentant pour sauver les apparences. Rien. Ce fut le néant diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette 46ᵉ édition de FITUR a généré plus de 505 millions d’euros pour Madrid, un tsunami d’opportunités, de rencontres stratégiques et de visibilité mondiale. Pendant ce temps, Haïti, avec ses atouts naturels, culturels et historiques, reste clouée au sol par sa propre gouvernance défaillante, incapable de saisir l’instant, de négocier, de s’affirmer comme destination crédible et ambitieuse. L’absence d&rsquo;Haïti n’est pas un oubli. Maus une défaite, une faillite de vision et d’organisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et où est l’Ambassadeur d’Haïti à Madrid, Dr Wooldy Edson LOUIDOR ? Où est l’Ambassade ? Où est la représentation officielle qui pourrait, au minimum, sauvegarder la dignité de l’État haïtien à l’international ? Ces questions restent sans réponse, et leur silence en dit long sur le désastre diplomatique et culturel que traverse Haïti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, Haïti, se contentait d’une présence symbolique minimaliste, confiée à une simple entreprise venue du Cap-Haïtien. Une participation purement décorative, réduite à l’anecdote, qui annonçait déjà l’ampleur du problème.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par contre, en Janvier 2025, le Ministre du Tourisme, John Herrick DESSOURCES, promettait triomphalement une « Nouvelle vision » pour le secteur touristique haïtien. Ses discours, relayés lors de rencontres intersectorielles à l’École Hôtelière d’Haïti, annonçaient un véritable plan de transformation avec un portefeuille d’investissement structuré, un parc national historique avec un comité de gestion dédié, un musée près de la Citadelle, un restaurant touristique de référence dans le Nord, des partenariats public-privé dans le secteur aéroportuaire, et 26 projets pilotés par le Centre de Facilitation d’Investissement (CFI).</p>



<p class="wp-block-paragraph">John Herrick DESSOURCES avait promis également les Assises nationales sur l’investissement touristique, censées réunir les secteurs public et privé et créer un levier économique et culturel national. Ces promesses ambitieuses, qui auraient pu révolutionner le tourisme et la diplomatie culturelle haïtienne, sont aujourd’hui réduites à une lymphadénite de discours enflées, malades et incapables d’agir. Une rhétorique imposante, mais vide de substance et d’exécution. FITUR 2026 a montré l’écart entre la parole et l’action, entre la stratégie annoncée et la réalité sur le terrain présentant un pays invisible sur la carte mondiale de la diplomatie culturelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il semble que le portefeuille stratégique du ministre est resté dans un tiroir imaginaire. Pire encore, selon plusieurs sources, un stand aurait été payé pour rester vide. Fantôme. Mausolée du ridicule administratif. Même pas une bouteille de rhum, un masque artisanal, ou une brochure pour sauver la face. Le vide, le silence et l’humiliation était visible. Pourtant, la République dominicaine vend son rêve, le Maroc structure ses territoires touristiques, le Rwanda construit sa marque. Alors qu&rsquo;Haïti, elle, continue de croire que le tourisme est un folklore improvisé, un décor pour des discours creux, et non une science stratégique, ni un moteur économique et diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous devons être clairs et honnêtes avec nous-mêmes, car maintenir un Ministère du Tourisme sans aucuns résultats probants et concrets dans les conditions actuelles du pays relève du gaspillage institutionnalisé, un luxe absurde pour un pays où l’urgence est ailleurs. Le tourisme n’est pas une prière ni un slogan, mais il obéit à des méthodes, des données pertinents et des professionnels compétents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les politiciens font de la politique et les techniciens font de la technique. L’inverse mène au chaos et à la dérision internationale, car Haïti n’est pas seulement Port-au-Prince. Un État visionnaire aurait profité de FITUR pour négocier, dupliquer, adapter, inventer d’autres pôles touristiques dans le au même titre que Labadie, ailleurs et autrement. Punta Cana, en République dominicaine, a commencé à zéro et a construit un empire touristique. Mais pour Haïti, le potentiel reste encore et toujours figé dans des promesses mortes et vides, incapables de franchir le seuil de la réalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À FITUR 2026, Haïti n’était pas absente par oubli, elle était absente par la faillite de gouvernance. Et le monde, lui, n’attend pas. Les opportunités se perdent, la visibilité s’éteint, et la diplomatie culturelle s’enlise dans le vide. Pendant que d’autres Nations du monde construisent leur image, leurs partenariats et leur rayonnement, Haïti persiste dans une invisibilité volontaire et coûteuse, démontrant que la parole, sans action, n’est qu’un monument à l’échec.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce désastre, il faut noter que nos politiciens sont au cœur d’une guerre de pouvoir entre le CPT de neuf membres et la Primature dirigée par Alix Didier FILS-AIME, sous le regard vigilant du Chargé d’Affaires américain, Henry T. WOOSTER, l’actuel patron et maitre d&rsquo;Haïti.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Amos CINCIR<br>Serviteur de l&rsquo;Empire d&rsquo;Hayti-Afrique<br>Ambassadeur du Royaume<br>27 Janvier 2026</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>ALIX DIDIER FILS-AIMÉ ET LE CPT, ENTRE MARIONNETTES ET TRAHISON NATIONALE AU SERVICE DE WASHINGTON.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Verna Forestal]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Jan 2026 05:42:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[À moins de quelques jours de la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), qui prendra fin le samedi 7 Février 2026, ce club à neuf têtes, se déchaîne dans une farce tragico-comique en offrant un théâtre politique triste et désolant où des marionnettes corrompues dansent au rythme des intérêts étrangers. Alors que]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">À moins de quelques jours de la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), qui prendra fin le samedi 7 Février 2026, ce club à neuf têtes, se déchaîne dans une farce tragico-comique en offrant un théâtre politique triste et désolant où des marionnettes corrompues dansent au rythme des intérêts étrangers. Alors que le peuple haïtien halète sous la faim, la pauvreté et l’insécurité grandissante, ces apatrides sans colonne vertébrale posent pour la galerie, brandissant de faux drapeaux de nationalisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Smith AUGUSTIN, Edgard LEBLANC, Leslie VOLTAIRE, Fritz Alphonse JEAN, Louis Gérald GILLES, signataires de la résolution visant la révocation du Premier ministre Alix Didier FILS-AIME … autant de noms qui sonnent bien, mais dont les actes sont un catalogue de trahisons, de pillages et de silence complice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque sourire, chaque déclaration publique et chaque posture nationale de ces politiciens n’est que des mensonges et une mise en scène bien calculée. Leur objectif premier est de protéger leurs propres intérêts et ceux de leurs familles, de négocier leurs visas et leurs fortunes, tout en laissant le pays sombrer dans le chaos. Leur prétendue «souveraineté» ou de nationalisme n’est qu’un écran de fumée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>ALIX DIDIER FILS-AIMÉ : LE PION DE l’ÉTRANGER DEVENU MAÎTRE D’HAÏTI</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au centre de cette comédie noire se tient Alix Didier FILS-AIMÉ, Premier ministre révoqué par le CPT depuis le 22 Janvier 2026, mais toujours maintenu en poste au service des puissances étrangères, qui agit comme s’il était le vrai Président d’Haïti, il est clair que ce dernier est un agent de Washington, d&rsquo;Ottawa et de Paris. Le scandale économique qu’il impose est d’une audace sans précédent en autorisant la perception de plus de 60 millions de dollars américains par an, pendant dix ans, confiés à une compagnie de sécurité étrangère pour la collecte des taxes frontalières. Ce n’est pas une simple maladresse, mais un contrat de pillage bien organisé, un acte de haute trahison politique et économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qui sert-il vraiment ? Certainement pas le peuple haïtien. Son rôle majeur est de garantir les profits et les positions des puissances étrangères, tout en utilisant la Primature et une partie du secteur privé haïtien comme complices. L’instrumentalisation de l’État haïtien devient une farce macabre où la Nation entière est sacrifiée sur l’autel de l’argent et de la diplomatie étrangère.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le CPT : UNE TROUPE DE PANTIN SANS DIGNITÉ</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil Présidentiel de Transition, avec Laurent SAINT-CYR et Alix Didier FILS-AIMÉ, comme Premier ministre en figures centrales, n’est rien d’autre qu’un gang institutionnel, un collectif d’apatrides politiques et d’opportunistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À un autre niveau, Smith AUGUSTIN, Edgard LEBLANC, Leslie VOLTAIRE, Fritz Alphonse JEAN, Louis Gérald GILLES … ces politiciens apatrides et sans aucune responsabilité historique n’ont ni colonne vertébrale ni une vision nationale. Leur seul agenda est de piller l’État, de vendre des postes, de négocier des visas et des contrats, et surtout afficher une façade de légitimité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plus de 22 mois, ce CPT fabriqué en Avril 2024 par la CARICOM sous le leadership des États-Unis et consorts, n’a rien construit, rien protégé, et ne laisse rien pour l’histoire. Leur unique talent se résume à des sourires hypocrites et des mensonges diplomatiques et des communiqués, pendant que le pays s’effondre autour d’eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’INGÉRENCE ÉTRANGÈRE : LE VÉRITABLE PRÉSIDENT EST À WASHINGTON</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Chargé d’Affaires des États-Unis en Haïti, Henry T. WOOSTER, ne cache plus son rôle d&rsquo;ambasadeur selon les prescrits de la Convention de Vienne. Dans les faits, ce dernier agit comme le vrai Président et maître de l’État haïtien, supervisant, validant et orchestrant chaque décision. Pendant ce temps, les figures nationales du CPT jouent leur rôle de pantins diplomatiques, applaudissant ce qui est décidé à l’étranger et exécutant ce qui est dicté. La souveraineté haïtienne est ainsi piétinée en toute impunité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ricochet, le chaos ne se limite pas uniquement aux politiciens. Une partie du secteur privé haïtien, discréditée et vorace, alimente la destruction du pays par une agriculture étranglée, une industrie paralysée et une économie dépendante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette oligarchie, alliée aux ingérences étrangères, contribue à déstructurer Haïti de l’intérieur, créant un pays dépendant et soumis. Ensemble, le CPT, la Prumature et cette oligarchie constituent un trio mortel, orchestrant la chute de l’État pour leurs intérêts mesquins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant que le Premier ministre Alix Didier FILS-AIMÉ signe des contrats avec des mercenaires économiques, que Laurent SAINT-CYR joue au conseiller fantoche, et que Henry T. WOOSTER tire les ficelles depuis l’ambassade américaine, le peuple haïtien souffre et survit dans le chaos. La faim, le chômage, les gangs et l’insécurité sont les produits directs de cette trahison nationale. Les décisions prises par l’étranger, appuyées par le CPT, sont une attaque contre toute dignité et souveraineté nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>LE PEUPLE DOIT PRENDRE EN MAIN SON DESTIN</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les récentes sanctions de Washington en date du dimanche 25 Janvier 2026 par la révocation des visas de certains membres du CPT et proches familles, montrent clairement que la souveraineté haïtienne est en constante violation. Ceux qui défient les USA ou critiquent Alix Didier FILS-AIMÉ sont ciblés et menacés. Le message est clair, car le temps de l’inaction est révolu. Il est impératif que le peuple haïtien se lève, réclame ses droits et défende la souveraineté de sa Nation. La trahison doit être exposée et combattue avec courage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alix Didier Fils-Aimé et le CPT ne sont pas des dirigeants, mais des instruments de destruction de la Nation. Ils symbolisent la fusion toxique entre ingérence étrangère et oligarchie locale, un système conçu pour maintenir Haïti dans l’humiliation et la dépendance. La seule solution est un vrai réveil populaire, une remise en cause radicale de ces pantins et la restauration d’une gouvernance légitime, choisie par le peuple et pour le peuple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Haïti mérite des leaders qui protégeront le pays, défendront sa souveraineté et reconstruiront sa dignité, et non des marionnettes au service des intérêts étrangers. Le peuple haïtien doit lever le drapeau, dire non à la trahison et reprendre le contrôle de son destin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci n’est pas un article. C’est un cri, un électrochoc destiné à secouer la conscience nationale et dénoncer les traîtres. Haïti, cette Nation qui fit trembler les empires coloniaux des temps modernes en 1804 n’est pas à vendre, car notre souveraineté n’a pas de prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Amos CINCIR<br>Seviteur de l&rsquo;Empire d’Hayti-Afrique<br>Ambassadeur du Royaume<br>26 Janvier 2026</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>RÉVOCATION DU CONSUL D’HAÏTI À SANTIAGO POUR UN HÔTEL CINQ ÉTOILES : EMMANUEL VERTILAIRE, OU LA DIPLOMATIE ÉGORGÉE PAR L’EGO.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Verna Forestal]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 04:26:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[Limitless Post Haïti Le 30 décembre 2025.- La révocation du Consul Général d’Haïti à Santiago, en République dominicaine, Stephen Junior CHERENFANT, n’est ni une bévue administrative ni une maladresse protocolaire. C’est une exécution institutionnelle, menée à froid, une incision chirurgicale dans le cadavre encore chaud de l’État haïtien. Un État qui ne gouverne plus, mais]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Limitless Post Haïti </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 30 décembre 2025.-</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La révocation du Consul Général d’Haïti à Santiago, en République dominicaine, Stephen Junior CHERENFANT, n’est ni une bévue administrative ni une maladresse protocolaire. C’est une exécution institutionnelle, menée à froid, une incision chirurgicale dans le cadavre encore chaud de l’État haïtien. Un État qui ne gouverne plus, mais qui obéit. Un Ètat qui ne régule rien, mais qui s’écrase. Un État qui ne protège plus l’intérêt de la Nation, mais se prostitue aux frustrations privées.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Amos CINCIR </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’un Consul soit décapité administrativement non pour faute professionnelle avérée, non pour violation de la Convention de Vienne, non pour mise en danger des ressortissants haïtiens, mais pour n’avoir pas offert un hôtel cinq étoiles à l’épouse d’un Conseiller présidentiel inculpé pour corruption, marque un point de rupture civilisationnelle. À cet instant précis, l’État haïtien cesse d’exister. Il se reconfigure en conciergerie politique, financée par l’impôt du peuple.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>EMMANUEL VERTILAIRE : DE LA BNC À LA JALOUSIE DIPLOMATIQUE</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On croyait voir un acteur politique. Par contre, on découvre un petit gestionnaire de rancunes, un régisseur d’ego blessé, un homme pour qui la diplomatie n’est qu’un appendice de son amour-propre. Un individu publiquement associé à l’un des scandales financiers de corruption les plus emblématiques de la Banque Nationale de Crédit-BNC, se permet aujourd’hui d’exiger une révocation diplomatique pour une affaire de literie, de moquette et de standing hôtelier. Voilà la définition clinique de la capture de l’État par la médiocrité corrompue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ici, nous ne sommes plus dans la gouvernance.<br>Nous sommes dans la vengeance bureaucratique, grimée en acte d’autorité. La diplomatie haïtienne n’est plus régie par le droit international, mais par la loi primitive du ressentiment : « Vous n’avez pas servi ma femme, vous paierez. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Convention de Vienne sur le droit consulaire est piétinée. Le droit diplomatique est réduit à un paillasson de palace. L’autorité consulaire est subordonnée au confort conjugal d’un homme moralement disqualifié.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>LE CPT : UN POUVOIR DE TRANSITION DEVENU ABATTOIR INSTITUTIONNEL</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette révocation met à nu la nature réelle de ce pouvoir de transition issu du CARICOM. Un pouvoir sans colonne vertébrale juridique, sans culture de l’État, et surtout sans frontière entre la chose publique et les névroses privées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce Conseil Présidentiel deTransition n’arbitre pas : ll obéit aux caprices personnelles.ll ne protège pas l’institution, néanmoins, il l’exhibe au mépris international. Il ne corrige pas l’abus, mais l’endosse, le paraphe et l’archive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lettre du 22 décembre 2025 n’est pas un document administratif. C’est une pièce à conviction. L’aveu écrit que la diplomatie haïtienne est placée sous la tutelle émotionnelle d’Emmanuel VERTILAIRE. Le ministère des Affaires étrangères, sous la direction du chancelier Harvel JEAN-BAPTISTE, est ravalé au rang de service après-vente du caprice politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>SANTIAGO : LE CONSULAT TRANSFORMÉ EN SCÈNE D’HUMILIATION NATIONALE</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant que la République dominicaine déploie une stratégie géopolitique cohérente en militarisation frontalière, en contrôle migratoire, en négociations structurées avec Washington, et une projection régionale assumée, Haïti répond par quoi ?Par un consulat désossé, instrumentalisé, puis sacrifié sur l’autel d’un hôtel cinq étoiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le message envoyé au monde est brutal, obscène, définitif, puisque la protection des Haïtiens est accessoire ; la compétence est optionnelle ; la souveraineté est négociable et l’ego des puissants est prioritaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Consulat d&rsquo;Haiti à Santiago n’est plus une représentation diplomatique. C’est un cabaret d’amateurisme étatique, où Haïti joue sa propre extinction, acte après acte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’un État accepte qu’un inculpé dicte des révocations, que l’argent public finance des caprices privés, et que la diplomatie soit publiquement piétinée sans réaction institutionnelle, il renonce à sa souveraineté.<br>Il devient une coquille vide, gouvernée par l’humeur, non par la règle ; par l’impulsion, non par le droit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La révocation du consul d&rsquo;Haiti à Santiago n’est pas un scandale de plus. C’est un crime politique contre la crédibilité internationale d’Haïti. Un signal clair envoyé aux chancelleries étrangères en montrant clairement qu&rsquo;ici, la loi ne protège rien, la fonction ne vaut rien, et l’État ne tient plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>QUAND VERTILAIRE RÉVOQUE, L’ÉTAT S’EVAPORE</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La question n’est plus *qui commande ? Elle est plus froide, plus tranchante, plus terminale. Que reste-t-il d’Haïti en République dominicaine quand sa diplomatie est liquidée pour un hôtel cinq étoiles exigé par Emmanuel Vertilaire ? Un État qui punit l’indépendance administrative et récompense l’arrogance corrompue se suicide politiquement. Le Consulat d&rsquo;Haiti à Santiago n’est pas une anomalie.C’est le miroir sanglant, nucléaire, d’un pays gouverné par le caprice et non par le droit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">In fine, il n’y a plus de place pour l’indignation décorative.Il faut un éveil citoyen lucide, organisé et intraitable. Haïti doit imposer une autre diplomatie, fondée sur le droit, la compétence et la dignité, ou accepter sa disparition. De cette rupture radicale, ou de rien, pourra naître une nouvelle Haïti, souveraine, debout, digne et enfin respectable sur la scène internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Amos CINCIR<br>Serviteur de l&rsquo;Empire d’Hayti-Afrique<br>Ambassadeur du Royaume<br>30 Décembre 2025</strong></p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Me GUERBY BLAISE EXERCE UN RECOURS EN ANNULATION DU DECRET DU 17 DECEMBRE 2025 PORTANT SUR L’ORGANISATION ET LE FONCTIONNEMENT DE LA HAUTE COUR DE JUSTICE, MONITEUR N° SPECIAL 68.</title>
		<link>https://limitlessposthaiti.com/me-guerby-blaise-exerce-un-recours-en-annulation-du-decret-du-17-decembre-2025-portant-sur-lorganisation-et-le-fonctionnement-de-la-haute-cour-de-justice-moniteur-n-special-68/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Verna Forestal]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 19:53:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://limitlessposthaiti.com/?p=3684</guid>

					<description><![CDATA[Aux Honorables Président et Magistrats de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif ( CSCCA) RECOURS EN ANNULATION DU DECRET DU 17 DECEMBRE 2025 PORTANT SUR L’ORGANISATION ET LE FONCTIONNEMENT DE LA HAUTE COUR DE JUSTICE, MONITEUR N° SPECIAL 68. POUR : Guerby BLAISE, Avocat au barreau de la Croix-des-Bouquets, identifié, patenté, et]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Aux Honorables Président et Magistrats de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif ( CSCCA)</p>



<p class="wp-block-paragraph">RECOURS EN ANNULATION DU DECRET DU 17 DECEMBRE 2025 PORTANT SUR L’ORGANISATION ET LE FONCTIONNEMENT DE LA HAUTE COUR DE JUSTICE, MONITEUR N° SPECIAL 68.</p>



<p class="wp-block-paragraph">POUR : Guerby BLAISE, Avocat au barreau de la Croix-des-Bouquets, identifié, patenté, et imposé aux numéros : 003-984-827-2, 420-703-864-4, 42100434490, demeurant et domicilié à Port-au-Prince, PLAIDANT POUR SA PROPRE CAUSE, Élisant domicile pour les besoins des présentes et de leurs suites au Greffe de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif ( CSCCA).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contre : 1) La Direction Générale des Impôts (DGI) représentant l’État ;</p>



<pre class="wp-block-code"><code>         2) Le Premier ministre, Monsieur Alix Didier FILS-AIMÉ, au regard de l’article
         159 de la Constitution en vigueur ;</code></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Un Décret, adopté par le Gouvernement en Conseil des ministres et publié le 17 décembre 2025 au Journal officiel le Moniteur, Numéro Spécial 68, portant sur l’organisation et le fonctionnement de la Haute Cour de Justice.</p>



<pre class="wp-block-code"><code>         PLAISE À LA COUR</code></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Que je soussigné, Monsieur Guerby BLAISE, entend par les présentes obtenir de la Cour l’annulation du Décret, publié le 17 décembre 2025, portant l’organisation et le fonctionnement de la Haute Cour de Justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pièce N° 1 : Décret du 17 décembre 2025, Moniteur, N° Spécial 68</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que je suis haïtien et avocat au barreau de la Croix-des-Bouquets depuis plus de dix (10) ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pièce N° 2 : Certificat de Nationalité de M. Guerby BLAISE</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pièce N° 3: Attestation du barreau de la Croix-des-Bouquets</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que j’ai été professeur de droit pénal aux Universités Quisqueya et Notre Dame d’Haïti, et je suis nommé depuis 2014 par l’Université d’État d’Haïti ( UEH) en qualité de professeur de droit pénal à la Faculté de droit de Port-au-Prince.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pièce N° 4 : Attestation de la FDSE</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que par ailleurs, j’ai été Conseiller spécial en matière de droit et de justice de deux (2) anciens Premiers ministres, plusieurs ministres et au sein de la Présidence d’Haïti en 2018.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’enfin, j’ai été Consultant en matière de droit et de justice d’un membre du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) en 2021, lequel a été reconduit pour la Judicature en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’il est donc patent que mon parcours professionnel justifie de ma participation citoyenne à la gestion de la chose publique au sens de l’article 6-a du Décret du 17 mai 2005 portant organisation de l’Administration Centrale de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que l’ensemble de ces éléments motivent l’exercice de mon recours contre le Décret du 17 décembre 2025 portant l’organisation et le fonctionnement de la Haute Cour de Justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">I. CONTEXTE ET FAITS</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’en droit, l’article 4 du Décret du 12 avril 2024 (Moniteur, N° Spécial 14) créant le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) précise :</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Le Conseil Présidentiel de Transition exerce des pouvoirs présidentiels spécifiques de la présidence pendant la période de transition jusqu’à l’investiture du Président élu qui doit intervenir, au plus tard, le 7 février 2026 ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’en outre, l’alinéa 2 de l’article 2 dudit Décret prévoit :</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Le CPT assume, de manière collégiale, l&rsquo;orientation et le pilotage de la Transition ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’enfin, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) exerce différents pouvoirs du Président de la République par les article 6, 7 et 10 combinés dudit Décret.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que par ailleurs, l’article 3 du Décret du 27 mai 2024 déterminant l’organisation et le mode de fonctionnement du CPT dispose :</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) est composé de neuf (9) membres dont sept (7) membres avec droit de vote et deux (2 observateurs sans droit de vote ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que de la combinaison des Décrets susmentionnées, il résulte que la République d’Haïti comporte une Présidence collégiale composée de neuf (9) Présidents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que ce système collégial se pratique dans le monde de la justice notamment au niveau de la CSCCA, dont les Conseillers sont tous des Magistrats identiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que c’est dans le cadre de ses fonctions présidentielles que le CPT a adopté, en Conseil des ministres, un Décret portant l’organisation et le fonctionnement de la Haute Cour de Justice, lequel a été publié 17 décembre 2025 au Journal Officiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que ce Décret a modifié des principes consubstantiels à la Constitution et aux la lois encadrant les poursuites pénales à l’encontre du Président de la République, du Premier ministre, des ministres, etc. à l’issue de leurs fonctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que par ce Décret, le Pouvoir Exécutif transforme l’Unité Centrale de Renseignements financiers (UCREF) et l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC) en des institutions de servilité des autorités politiques en ce que l’article 11 dudit Décret a supprimé complètement le statut d’officier de police judiciaire de ces deux institutions en subordonnant la validation de leurs rapports par des ministres de tutelle, le Conseil des ministres et une commission parlementaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que les amendements arbitraires et illégaux, opérés par ce Décret dans la Constitution et la loi du 27 juin 1904 encadrant les poursuites pénales, constituent une vitrine d’impunité au bénéfice notamment des Conseillers-Présidents ( article 26 dudit Décret).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que l’instauration de cette impunité institutionnelle vise à obstruer la reddition de comptes pendant la période de Gouvernance du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et mettra à mal l’État de droit, accessoirement la justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’il importe de rappeler que la préservation de la reddition de comptes est indissociable de la transparence de la vie publique et de l’ordre public économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que c’est dans ce contexte que la société civile dont Organisation des Citoyens pour une Nouvelle Haïti (OCNH), Réseau National des droits humains (RNDDH), Fondasyon Je Klere (FJKL), d’anciens Premiers ministres et ministres de la Justice sont révoltés par ce Décret.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que par les présentes, j’entends contester et je conteste, en qualité de citoyen haïtien, la constitutionnalité et la légalité dudit Décret pour les raisons ci-après exposées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">​**</p>



<p class="wp-block-paragraph">II. DISCUSSION</p>



<p class="wp-block-paragraph">A. À TITRE LIMINAIRE, SUR LA RECEVABILITÉ DE L’ACTION</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Sur la compétence ratione materiae</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’en droit, l’article 2 du Décret du 23 novembre 2005 établissant l’organisation et le fonctionnement de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) confère aux Magistrats de la CSCCA le pouvoir de juger les actes de l’Administration publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’en outre, l’article 5.2 du même texte confère aux Magistrats le pouvoir d’annulation des actes pris par les Responsables de l’Administration publique non conforme aux lois et règlements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’enfin, l’article 8 du même texte attribue le pouvoir juridictionnel à la CSCCA en matière de litige portant les actes de l’Administration publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’il ressort par ailleurs des articles 9-a et 14 du Décret du 17 mai 2005 portant organisation de l’Administration Centrale de l’État que l’Administration publique comporte la Présidence, la Primature et les ministres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’ayant été adopté en Conseil des ministres, le Décret est donc par nature un acte administratif réglementaire au sens de l’article 183-2 de la Constitution en vigueur.</p>



<ol start="2" class="wp-block-list">
<li>Sur la qualité et l’intérêt à agir</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Que ma qualité de citoyen haïtien se justifie par mon certificat de nationalité et l’attestation du barreau de la Croix-des-Bouquets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que l’article 6-a du Décret portant organisation de l’Administration Centrale de l’État confère le droit de participation à la chose publique à tout citoyen haïtien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’il en découle ainsi que je dispose à la fois de la qualité et de l’intérêt à agir contre l’application du Décret litigieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’il plaise aux Magistrats de la Cour accueillir ledit recours, et par conséquent, voir ladite Cour apprécier la conformité du Décret litigieux à la Constitution, aux Conventions internationales et aux lois de la République.<br>B &#8211; Sur la méconnaissance de la hiérarchie normative</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Sur la méconnaissance des 186, 189 et 282 de la Constitution et de la Convention des Nations Unies du 14 décembre 2005 contre la Corruption</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’en l’espèce, le Décret litigieux vise les articles 173-2, 183-2 et 186 de la Constitution en vigueur, ainsi que la Convention des Nations Unies du 14 décembre 2005 contre la Corruption et la Convention interaméricaine contre la Corruption.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que le Pouvoir Exécutif a bien rappelé dans le Décret litigieux que les deux Conventions internationales susmentionnées ont été ratifiées par la République d’Haïti ( 2ème et 4ème visas).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’ainsi, ledit Décret doit être conforme aux dispositions constitutionnelles et Conventions susmentionnées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’en droit, l’article 186 de la Constitution consacre la compétence de la Haute de Justice pour juger notamment le Président de la République, le Premier ministre, les ministres, les Secrétaires d’État pour des infractions commises dans l’exercice de leurs fonctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’or, les articles 4 et 9 du Décret litigieux étendent les poursuites pénales à l’encontre des autorités politiques prévues à l’article 186 de la Constitution aux infractions même ayant été commises en dehors de leurs fonctions et pendant qu’ils étaient en fonction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’il découle des articles 4 et 9 précités que les personnalités politiques prévues à l’article 186 de la Constitution ne pourront pas être poursuivies non seulement pour des infractions commises dans l’exercice de leurs fonctions mais non plus contre les infractions commises dans le cadre de leur vie privée à l’issue de leurs fonctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que l’extension par les expressions « crimes ou délits commis pendant qu’ils étaient en fonction et « à l’issue de leurs fonctions » ne sont pas prévues par l’article 186 de la Constitution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’ainsi, le Décret litigieux consacre l’institutionnalisation de l’impunité au bénéfice de ces autorités politiques, et contrevient sans équivoque à l’article 186 de la Constitution et au principe égalitaire des citoyens devant la justice au sens de l’article 18 de la Constitution en vigueur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’en outre, l’article 189-1 de la Constitution prévoit :</p>



<p class="wp-block-paragraph">« La Haute Cour de Justice ne peut prononcer d’autre peine que la destitution, la déchéance et la privation du droit d’exercer toute fonction publique durant cinq(5) ans au moins et quinze (15) ans au plus. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’il conviendra ainsi que la Constitution n’institue pas la compétence extensive de la Haute Cour de Justice aux infractions à l’issue des fonctions des personnes prévues à l’article 186 précité du fait que les rédacteurs de la Constitution de 1987 ont préféré́ le mot « et » à celui « ou » dans les sanctions prévues à l’article 189 de ladite Constitution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’en tout état de cause, il serait illusoire d’espérer la destitution d’un individu n’étant plus dépositaire de l’autorité́ publique, et que le vocable « ou » ferait donc de « destitution, déchéance et de privation du droit » des sanctions complémentaires, qui se grefferaient à la peine pénale prononcée par la juridiction répressive de droit commun dans le cadre des poursuites pénales exercées à l’encontre d’anciens hauts fonctionnaires listés à l’article 186 de la Constitution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que de l’article 189-1 susmentionné, il résulte que la Haute Cour de Justice doit prononcer simultanément trois (3) peines cumulatives, en l’occurrence la destitution, la déchéance et la privation du droit d’exercer toute fonction politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que je me permets d’attirer l’attention de la Cour que des raisonnements analytiques ont été développés en ce sens sur le sens et la portée de l’article 189-1 de la Constitution dans mon livre issu de ma thèse doctorale ( G. Blaise : Les mesures privatives de liberté avant jugement : Regard porté sur le droit haïtien à la lumière du droit français, Éditions Universitaires Européennes, 2022).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que ma recherche doctorale a été publiée en février 2024 par les Éditions L’Harmattan dont l’éminent juriste et professeur d’Université, Léon Saint-Louis est l’auteur de l’Avant-propos, et reconnue par de prestigieux Centres de recherche et Universités français ( Université Paris 1 Sorbonne, Université Paris II Assas, Université Paris Nanterre, Université Aix-Marseille, Sciences Po, Bibliothèque Nationale de France, Administration pénitentiaire au sein du Ministère français de la Justice, Bibliothèque Cujas, etc.. ).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que la Cour constatera donc que le Pouvoir Exécutif se confère le pouvoir d’opérer des amendements constitutionnels par un acte règlementaire, en violation de l’article 282 de la Constitution en vigueur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’enfin, l’article 30.2 de la Convention Nations Unies du 14 décembre 2005 contre la Corruption prévoit :</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Chaque État Partie prend les mesures nécessaires pour établir ou maintenir, conformément à son système juridique et à ses principes constitutionnels, un équilibre approprié entre toutes immunités ou tous privilèges de juridiction accordés à ses agents publics dans l’exercice de leurs fonctions, et la possibilité, si nécessaire, de rechercher, de poursuivre et de juger effectivement les infractions établies conformément à la présente Convention ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que de cette disposition conventionnelle, il découle que le privilège de juridiction se cantonne à la période de l’exercice des fonctions des grands fonctionnaires ou grands commis de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que cette disposition conventionnelle reflète le sens et la portée des articles 186 et 189-1 de la Constitution en vigueur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que c’est d’ailleurs sur la temporalité des articles 186 et 189-1 de la Constitution que la Cour d’appel de Port-au-Prince a ordonné au juge d’instruction de surseoir aux poursuites pénales à l’encontre de trois(3) Conseillers-Présidents, dont j’ai été moi-même l’unique porteur de la défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’il a été démontré précédemment que le Décret litigieux consacre une compétence extensive de la Haute Cour de Justice pour connaître des infractions commises par des personnes listées à l’article 186 de la Constitution même en dehors de leurs fonctions et juger ces dernières à l’issue de leurs fonctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’il est donc patent que cette compétence extensive prévue par ledit Décret est contraire à la Convention des Nations Unies contre la Corruption précitée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’il importe de rappeler que les Conventions internationales occupent une place supérieure aux lois et Décrets dans le système juridique haïtien, et que l’article 276-2 de la Constitution confère le statut de juge conventionnel aux Magistrats nationaux en ce que ces derniers sont habilités à motiver leurs décisions sur des dispositions issues des Conventions internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que dès lors, la Cour constatera que le Décret litigieux n’est pas conforme à la Convention des Nations Unies contre la Corruption précitée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C – Sur la méconnaissance de la loi du 27 juin 1904 (Moniteur, N° 52 du 29 juin 1904) sur les poursuites pénales contre le Président de la République et certains fonctionnaires</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’en droit, l’article 1er de la loi du 27 juin 1904 susmentionnée dispose :</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Quand le Président de la République et quand les fonctionnaires visés par la loi du 17 juillet 1871 ne sont plus en fonctions et qu’il y a lieu de les poursuivre à l’occasion des crimes et délits commis pendant qu’ils étaient en fonctions, les seules formalités à remplir sont celles prévues par le code d’instruction criminelle. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’il convient de rappeler que la loi du 27 juin 1904 précitée est le prolongement de la loi du 17 juillet 1871 (Bulletin des Lois et Actes 1871, pp 18 et suivants) instituant la procédure de poursuites pénales contre notamment le Président de la République, le Premier ministre, les ministres, le Secrétaire d’État etc. à l’issue de leurs fonctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que Maître Léon Saint-Louis, dans son livre intitulé « la Justice pénale des hauts responsables publics », a développé le principe des poursuites pénales devant les juridictions de droit communs à l’encontre des hauts responsales publics à l’issue de leurs fonctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’en l’espèce, les articles 4, 9 et 11 du Décret litigieux excluent les poursuites pénales devant les juridictions de droit commun à l’encontre des grands commis de l’État dont le Président de la République, le Premier ministre, les ministres, les Secrétaires d’État etc..</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que ces dispositions réglementaires instituent une impunité institutionnelle dans le but d’obstruer la reddition de comptes, de mettre en coupe réglée le Pouvoir Judiciaire par la suppression des prérogatives d’officier de police judiciaire de l’UCREF et l’UCC et de supprimer le droit d’obtenir justice des victimes de certains hauts fonctionnaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’alors même que les Magistrats peuvent écarter le Décret litigieux dans des contentieux et poursuites pénales, celui-ci pourra créer une confusion dans l’esprit du public, constitue une menace à la préservation de l’État de droit et à la bonne marche de la justice en ce qu’il affectera simplement les prérogatives de l’ULCC et non puisque de l’UCREF dont les attributions sont fondées sur la loi du 13 novembre 2013 relative au blanchiment des capitaux et financement du terrorisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’il convient de rappeler que le pouvoir de légiférer entre dans le champ exclusif du législateur (Pouvoir législatif) au sens de l’article 60.1 et 128 de la Constitution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que l’article 159 de la Constitution établit sans équivoque la hiérarchie normative en précisant que le Premier ministre est tenu d’exécuter les lois, ne peut suspendre ni interpréter les lois, actes et décrets, ni se dispenser de les exécuter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’ainsi, la Cour constatera que le Décret litigieux est contraire à la loi du 17 juillet 1871 et surtout à la loi du 27 juin 1904 susmentionnées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’au regard de l’ensemble des éléments qui précèdent, il est patent que le Décret litigieux contrevient à la hiérarchie des normes en ce qu’il viole les articles 60.1, 128, 159, 183-2, 186, 189-1 et 189-1 de la Constitution, ainsi que les lois du 17 juillet 1871 et du 27 juin 1904 relatives aux poursuites pénales contre le Président de la République, le Premier ministre, les ministres et les Secrétaires d’État etc.</p>



<pre class="wp-block-code"><code>     PAR CES CAUSES ET MOTIFS</code></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Vu les articles 60.1, 128, 159, 183-2, 186 et 189-1 de la Constitution ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vu la Convention des Nations Unies du 14 décembre 2005 contre la Corruption ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vu les lois du 17 juillet 1871 et du 27 juin 1904 relatives aux poursuites pénales contre le Président de la République, le Premier ministre, les ministres et les Secrétaires d’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je prie la Cour de bien vouloir :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>ACCUEILLIR le recours exercé contre le Décret susmentionné pour être juste et fondé tant en fait qu’en droit ;</li>



<li>DIRE ET DÉCLARER que le Décret du 17 décembre 2025 est un acte réglementaire au sens des articles 183-2 et 159 de la Constitution, et des articles 9 et 14 du Décret du 17 mai 2005 portant organisation de l’Administration Centrale de l’État ;</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">POURQUOI, je sollicite qu’il plaise à la Cour :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>D’ANNULER le Décret du 17 décembre 2025 susmentionné pour être non conforme à la Constitution et aux lois de la République. Port-au-Prince, le 29 décembre 2025</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><code><strong>Guerby BLAISE Avocat.- </strong></code></p>



<p class="wp-block-paragraph"><code><strong>Docteur en Droit pénal et Politique criminelle en Europe, Droit privé et Sciences criminelles de l’Université Paris Nanterre</strong></code></p>



<p class="wp-block-paragraph">PS : 1) L’acte a été signé :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>à la Cour Supérieure des Comptes ;</li>



<li>à la DGI et au Premier ministre</li>



<li>à OCNH, RNDDH et FJKL à titre d’information.</li>



<li></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Le Décret sur la haute Cour de Justice : est-ce un décret scélérat ou un Décret historique pour activer la Haute Cour de Justice et rompre avec l’impunité ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Verna Forestal]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Dec 2025 03:32:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Me Joseph THERMITUS, La plus grande faiblesse du Décret du 1er décembre 2025, publié dans Le Moniteur, c’est qu’il est adopté par une Institution présidentielle atypique, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), lequel souffre d’un déficit de légitimité aux yeux de la population. En d’autres termes, le problème de ce Décret est d’abord d’ordre]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Me Joseph THERMITUS,</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La plus grande faiblesse du Décret du 1er décembre 2025, publié dans Le Moniteur, c’est qu’il est adopté par une Institution présidentielle atypique, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), lequel souffre d’un déficit de légitimité aux yeux de la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En d’autres termes, le problème de ce Décret est d’abord d’ordre politique. Pour ainsi dire, plus d’un cherchent à déterminer qui est le concepteur du Décret avant d’y octroyer ensuite du crédit. Toutefois, on ne saurait faire une analyse articulée autour de l’équation de deux poids et deux mesures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce même CPT qui a adopté plusieurs Décrets, favorablement accueillis par la société civile, dont le Décret sur les pôles judiciaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par analogie, si le CPT est l’auteur de textes juridiques, ayant bénéficié d’un crédit social et politique, on ne saurait lui dénier le droit de légiférer sur des sujets d’importance, tel celui relatif à la haute Cour de Justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre de cet article, nous n’entendons faire plaisir à personne, mais, offrir une analyse juridique non biaisée, qui puisse être utile aux universitaires, aux chercheurs, à la classe politique, à la société civile et aux générations futures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Décret du 1er décembre 2025, adopté en Conseil des Ministres, constitue une étape décisive dans la consolidation de l’État de droit en Haïti. En effet, pendant près de quarante ans, la Constitution de 1987 a prévu l’existence de la Haute Cour de Justice, chargée de juger les hauts fonctionnaires publics pour crimes et délits commis dans l’exercice de leurs fonctions, sans qu’aucune loi d’application ne soit jamais adoptée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce vide juridique historique a suscité des débats contradictoires, voire la confusion dans les esprits, autour de la juridiction compétente pour juger les grands commis de l’État, actuels et anciens, pour les crimes et délits commis dans l’exercice de leurs fonctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce vide juridique a favorisé la saisine inopportune des Tribunaux ordinaires, lesquels, selon l’article 186 de la Constitution, ne sont pas compétents pour juger le Président de la République, le Premier Ministre, les Ministres, les Secrétaires d’État, les Officiers et Juges de la Cour de Cassation, les membres du CEP, le Protecteur du citoyen, pour les crimes et délits commis dans l’exercice de leurs fonctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, s’il est crucial de n’accorder aucun brevet d’impunité à des anciens Présidents, Premier Ministres, Ministres, et autres, accusés de crimes financiers ou de corruption, il importe aussi de s’assurer que ces grands Commis de l’État soient jugés par un tribunal compétent, indépendant et impartial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce droit est garanti par la Constitution Haïtienne, par la Déclaration universelle des droits de l’homme, par la Convention américaine relative aux droits de l’homme, ratifiés par Haïti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce conflit de compétence que le Décret du 1er décembre 2025 est venu régler, n’en déplaise aux auteurs d’articles de presse, partisans, qui depuis 24 heures, infestent les réseaux de textes politiquement motivés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En parcourant le texte dans son entièreté, l’étudiant en droit est à même de comprendre que le Décret du 1er décembre 2025 fixe les règles de compétence, d’organisation et de fonctionnement de la Haute Cour de Justice, en parfaite conformité avec les articles 185 à 190 de la Constitution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il réaffirme que seuls le Président de la République, le Premier ministre, les ministres, certaines hautes autorités et magistrats sont entendus par cette juridiction, après mise en accusation par la Chambre des députés à la majorité des deux tiers et jugés par le Sénat érigé en Haute Cour de Justice. Ces dispositions s’harmonisent allègrement avec la Constitution de 1987, amendée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, en définissant précisément la procédure (saisine, instruction, jugement), le Décret du 1er décembre 2025 comble non seulement un vide législatif majeur, mais, il met définitivement fin, comme indiqué plus haut, à un conflit de compétence persistant entre les tribunaux ordinaires et la Haute Cour de Justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Désormais, pour les actes commis dans l’exercice de leurs fonctions, les hauts responsables ne peuvent plus être jugés en dehors de ce cadre institutionnel dédié, ce qui élimine les zones grises qui ont longtemps favorisé des interprétations divergentes et paralysé l’action judiciaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une violation de la Constitution que n’a dénoncé aucune Organisation de droits de l’homme, le fait insolite que, sous la base d’un rapport de l’ULCC, le Parquet saisit le Cabinet d’instruction contre un Ministre pour des crimes et délits qu’il aurait commis dans l’exercice de ses fonctions. C’est une violation des garanties judiciaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, pourquoi, au nom de l’état de droit et de la justice, n’a-t-on jamais dénoncé de telles violations ? Dois-je rappeler qu’en ma qualité de juriste, titulaire d’un Master II en droit international, je ne milite pour qu’on accorde de brevet d’impunité à personne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je milite pour le respect de la séparation des Ordres de juridictions, pour que le citoyen soit jugé par la juridiction que lui attribuent la Constitution et les lois de la République. Et c’est ce que le Décret du 1er décembre 2025 sur la Haute Cour de Justice est venu faire, indépendamment du fait qu’il soit l’œuvre d’un CPT décrié, impopulaire et illégitime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, le texte dispose de mécanismes concrets pour lutter contre la corruption et l’abus de pouvoir. Il confirme ce que prescrit la Constitution de 1987, en ce sens que la Chambre des députés peut mettre les grands Commis de l’État en accusation, sur la base d’arrêts de débet de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA) ou sur la base des rapports des institutions de lutte contre la corruption, reliant, ainsi, pour la première fois de manière structurée la justice constitutionnelle et les organes de contrôle financier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une innovation majeure qui consolide la lutte contre l’impunité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, sur le plan international, le décret répond à une exigence de longue date : celle formulée par la Cour interaméricaine des droits de l’homme en 2008, dans l’affaire Yvon Neptune, qui avait déploré l’absence de procédure adaptée devant la Haute Cour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Cour interaméricaine des droits de l’homme, par son arrêt du 6 mai 2008, a invalidé la thèse selon laquelle, seuls les grands commis de l’État en exercice sont passibles de la Haute Cour de Justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Cour a déclaré que l’ancien Premier Ministre Yvon NEPTUNE, pour des faits remontant au temps de sa fonction, est justiciable de la Haute Cour de Justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui encore, certains juristes persistent à déclarer, malgré cette jurisprudence célèbre, que les anciens grands Commis de l’État sont justiciables des Tribunaux ordinaires. Pour ainsi dire, le Décret du 1er décembre 2025, en rendant les grands Commis de l’État actuels et anciens justiciables de la Haute Cour de Justice, s’aligne tant sur la Constitution que sur la jurisprudence nationale et internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, en définissant un cadre procédural clair, robuste et cohérent, la République d’Haïti se conforme désormais à ses engagements internationaux en matière de justice et de droits humains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre des dispositions garantissant le droit à un Tribunal compétent, indépendant et impartial, le Décret du 1er décembre 2025 portant organisation et fonctionnement de la Haute Cour de Justice définit les procédures d’accusation par devant la Chambre des Députés, d’instruction et de jugement par devant le Sénat, tout en intégrant des garanties de défense. Le Décret prévoit aussi des sanctions variées, allant de la destitution du Haut fonctionnaire public actuel jusqu’à des peines privatives de droits politiques, tout en maintenant possible le renvoi de celui-ci par devant les tribunaux ordinaires pour d’autres peinespénales et civiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, si le Décret du 1er décembre 2025 comble un vide législatif, il est de l’obligation du Gouvernement actuel, sous l’obédience du Premier Ministre, d’organiser les élections législatives afin de combler le vide institutionnel. Ainsi, le Parlement, dans sa structure bicamérale, sera opérationnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On acheminera par devant la Chambre des Députés, conformément à la Constitution et au Décret, les dossiers des Grands Commis de l’État, actuels et anciens, accusés de crimes et délits dans l’exercice de leurs fonctions. Il ne s’agit pas de faire juger le grand Commis de l’État par un Tribunal ordinaire qui n’est pas compétent en la matière. Il s’agit plutôt de combler le vide juridique comme le fait le Décret et de rendre opérationnelle la Haute Cour de Justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, le Décret du 1er décembre 2025, certes, adopté par un CPT un peu bien illégitime et décrié, représente une avancée considérable pour la justice haïtienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En mettant, enfin, en œuvre une Institution constitutionnelle longtemps restée lettre morte, il ouvre la voie à une plus grande responsabilité des dirigeants, à la réduction de l’impunité et à la restauration de la confiance dans les Institutions. Pour un pays en quête de stabilité et de respect des droits fondamentaux, cette réforme est à la fois un signal fort de changement et une brique essentielle de l’État de droit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Me Joseph THERMITUS,</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Master II, Droit International et Comparé</p>



<p class="wp-block-paragraph">De l’Environnement, Université de Limoges</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avocat au Barreau de Port-au-Prince</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trouvable sur : joseph.thermitus@etu.unilim.fr / josephthermitusbus10@gmail.com.</p>
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